2001, l'odyssée d'un hacker
polyester marron, Stallman a l’allure d’un ermite du désert sortant
d’un vestiaire de l’Armée du Salut.
La foule est constituée de visiteurs partageant ses goûts vestimentaires. Beaucoup sont venus avec leur portable et modem cellulaire : quoi de mieux pour enregistrer et transmettre les paroles de
Stallman, via Internet, à un auditoire distant dans l’expectative.
Le ratio des genres est d’environ quinze hommes pour une femme,
et l’une des sept ou huit présentes tient un manchot en peluche, la
mascotte officielle de Linux, alors qu’une autre porte un nounours.
Agité, Stallman quitte la scène et rejoint une chaise du premier
rang, tapant quelques commandes sur un portable déjà ouvert.
Durant les dix minutes suivantes, il reste concentré, oublieux du
nombre croissant d’étudiants, de professeurs et d’admirateurs qui
passent devant lui.
En préliminaire, le rituel baroque des formalités académiques
doit être observé. La présence de Stallman ne mérite pas un, mais
deux discours d’introduction. Mike Uretsky, co-directeur du Stern
School’s Center for Advanced Technology, prononce le premier.
« Le rôle d’une université est de favoriser le débat et d’être le lieu
de discussions intéressantes. Cette présentation particulière, ce séminaire, entrent parfaitement dans ce cadre. Je trouve la question
de l’open source tout particulièrement intéressante. »
Avant qu’Uretsky ne puisse prononcer un autre mot, Stallman
est déjà debout, faisant de grands signes de bras tel un automobiliste en panne : « Je fais du logiciel libre !, lance-t-il sous les
rires croissants. L'open source est un tout autre mouvement. »
Les rires laissent place aux applaudissements. La salle est pleine
de partisans de Stallman, des gens connaissant de réputation son
exactitude verbale, mais aussi son conflit très médiatisé en 1998
avec les défenseurs de l'open source. Beaucoup sont venus pour
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polyester marron, Stallman a l’allure d’un ermite du désert sortant
d’un vestiaire de l’Armée du Salut.
La foule est constituée de visiteurs partageant ses goûts vestimentaires. Beaucoup sont venus avec leur portable et modem cellulaire : quoi de mieux pour enregistrer et transmettre les paroles de
Stallman, via Internet, à un auditoire distant dans l’expectative.
Le ratio des genres est d’environ quinze hommes pour une femme,
et l’une des sept ou huit présentes tient un manchot en peluche, la
mascotte officielle de Linux, alors qu’une autre porte un nounours.
Agité, Stallman quitte la scène et rejoint une chaise du premier
rang, tapant quelques commandes sur un portable déjà ouvert.
Durant les dix minutes suivantes, il reste concentré, oublieux du
nombre croissant d’étudiants, de professeurs et d’admirateurs qui
passent devant lui.
En préliminaire, le rituel baroque des formalités académiques
doit être observé. La présence de Stallman ne mérite pas un, mais
deux discours d’introduction. Mike Uretsky, co-directeur du Stern
School’s Center for Advanced Technology, prononce le premier.
« Le rôle d’une université est de favoriser le débat et d’être le lieu
de discussions intéressantes. Cette présentation particulière, ce séminaire, entrent parfaitement dans ce cadre. Je trouve la question
de l’open source tout particulièrement intéressante. »
Avant qu’Uretsky ne puisse prononcer un autre mot, Stallman
est déjà debout, faisant de grands signes de bras tel un automobiliste en panne : « Je fais du logiciel libre !, lance-t-il sous les
rires croissants. L'open source est un tout autre mouvement. »
Les rires laissent place aux applaudissements. La salle est pleine
de partisans de Stallman, des gens connaissant de réputation son
exactitude verbale, mais aussi son conflit très médiatisé en 1998
avec les défenseurs de l'open source. Beaucoup sont venus pour
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