Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée
lequel des deux modèles aura le plus de succès, mais lequel est le
plus éthique.
Quoi qu’il en soit, se battre pour conserver une masse critique
reste un enjeu majeur dans l’industrie du logiciel. Ainsi, même les
plus gros vendeurs, tel Microsoft, n’hésitent pas à prendre appui
sur des entreprises tierces qui, par leurs outils, leurs logiciels ou
leurs jeux, contribuent à renforcer l’attrait de la plate-forme pour
le consommateur moyen. Se référant à l’évolution rapide du marché technologique des vingt dernières années, et l’impressionnant
parcours de sa propre entreprise, Mundie conseille de ne pas se
laisser emporter par la vogue récente du logiciel libre : « Les deux
dernières décennies ont démontré qu’un schéma économique protégeant la propriété intellectuelle, associé à un modèle commercial
permettant de récupérer les coûts de recherche et développement,
peut générer d’impressionnants bénéfices économiques et les redistribuer largement. »
] ] ]
C’est à ces critiques que répond aujourd’hui le discours de
Stallman. Moins d’un mois après ces déclarations, il se tient devant
l'un des tableaux noirs du fond de la salle, impatient de riposter.
Si les vingt dernières années ont changé la face du marché logiciel, elles ont transformé plus encore Richard Stallman lui-même.
Il n’est plus le hacker mince et rasé de près qui passait ses journées entières à communier avec son PDP-10 bien aimé. En lieu et
place se trouve un homme d’âge moyen, bien portant, aux cheveux
longs et à la barbe digne d’un rabbin. Un homme qui passe le plus
clair de son temps à écrire et répondre à des courriels, haranguant
ses confrères programmeurs, et donnant des discours comme celui
d’aujourd’hui. Vêtu d’un t-shirt couleur eau et d’un pantalon en
24
lequel des deux modèles aura le plus de succès, mais lequel est le
plus éthique.
Quoi qu’il en soit, se battre pour conserver une masse critique
reste un enjeu majeur dans l’industrie du logiciel. Ainsi, même les
plus gros vendeurs, tel Microsoft, n’hésitent pas à prendre appui
sur des entreprises tierces qui, par leurs outils, leurs logiciels ou
leurs jeux, contribuent à renforcer l’attrait de la plate-forme pour
le consommateur moyen. Se référant à l’évolution rapide du marché technologique des vingt dernières années, et l’impressionnant
parcours de sa propre entreprise, Mundie conseille de ne pas se
laisser emporter par la vogue récente du logiciel libre : « Les deux
dernières décennies ont démontré qu’un schéma économique protégeant la propriété intellectuelle, associé à un modèle commercial
permettant de récupérer les coûts de recherche et développement,
peut générer d’impressionnants bénéfices économiques et les redistribuer largement. »
] ] ]
C’est à ces critiques que répond aujourd’hui le discours de
Stallman. Moins d’un mois après ces déclarations, il se tient devant
l'un des tableaux noirs du fond de la salle, impatient de riposter.
Si les vingt dernières années ont changé la face du marché logiciel, elles ont transformé plus encore Richard Stallman lui-même.
Il n’est plus le hacker mince et rasé de près qui passait ses journées entières à communier avec son PDP-10 bien aimé. En lieu et
place se trouve un homme d’âge moyen, bien portant, aux cheveux
longs et à la barbe digne d’un rabbin. Un homme qui passe le plus
clair de son temps à écrire et répondre à des courriels, haranguant
ses confrères programmeurs, et donnant des discours comme celui
d’aujourd’hui. Vêtu d’un t-shirt couleur eau et d’un pantalon en
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