Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée
conception « open source » 5 du développement et de la vente de
logiciels. D’où, enfin, la décision de Stallman de réfuter ce jour-là
publiquement, sur ce même campus, les arguments de ce discours.
Deux décennies constituent une longue période pour l’industrie
logicielle. Pensons que lorsque Stallman maudissait l’imprimante
Xerox du AI Lab en 1980, Microsoft n’était encore qu’une start-up
détenue par quelques personnes. IBM, considérée comme la société
la plus puissante du secteur industriel du matériel informatique,
n’avait pas encore introduit son premier ordinateur personnel, initiateur du boom des PC bon marché. La plupart des technologies
qui nous entourent au quotidien — de la grande toile mondiale du
World Wide Web à la télévision par satellite, en passant par les
consoles de jeux vidéo 32 et 64 bits — n’existaient pas. Pas plus
que les entreprises qui dominaient le début des années 2000 (AOL,
Sun Microsystems, Amazon.com, Compaq, et Dell, notamment).
La liste est longue.
Pour certains, qui raisonnent avant tout en termes de progrès
plutôt que de liberté, la croissance fulgurante du marché des hautes
technologies est un argument à la fois pour et contre la GNU GPL.
Certains y voient un recours nécessaire, en raison de la durée de vie toujours plus courte des plates-formes matérielles informatiques. Le risque d’acheter un produit obsolète pousse les
consommateurs à se tourner massivement vers les sociétés les plus
pérennes, avec pour résultat un oligopole où seuls quelques gros
acteurs se partagent le marché. Le modèle économique du logiciel privateur mène selon eux à des situations de monopole et à
5. Microsoft préfère ignorer l'expression « logiciel libre » et attaquer directement le camp apolitique de « l'open source » pour détourner l'attention du
mouvement du logiciel libre (cf. chap. 11).
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conception « open source » 5 du développement et de la vente de
logiciels. D’où, enfin, la décision de Stallman de réfuter ce jour-là
publiquement, sur ce même campus, les arguments de ce discours.
Deux décennies constituent une longue période pour l’industrie
logicielle. Pensons que lorsque Stallman maudissait l’imprimante
Xerox du AI Lab en 1980, Microsoft n’était encore qu’une start-up
détenue par quelques personnes. IBM, considérée comme la société
la plus puissante du secteur industriel du matériel informatique,
n’avait pas encore introduit son premier ordinateur personnel, initiateur du boom des PC bon marché. La plupart des technologies
qui nous entourent au quotidien — de la grande toile mondiale du
World Wide Web à la télévision par satellite, en passant par les
consoles de jeux vidéo 32 et 64 bits — n’existaient pas. Pas plus
que les entreprises qui dominaient le début des années 2000 (AOL,
Sun Microsystems, Amazon.com, Compaq, et Dell, notamment).
La liste est longue.
Pour certains, qui raisonnent avant tout en termes de progrès
plutôt que de liberté, la croissance fulgurante du marché des hautes
technologies est un argument à la fois pour et contre la GNU GPL.
Certains y voient un recours nécessaire, en raison de la durée de vie toujours plus courte des plates-formes matérielles informatiques. Le risque d’acheter un produit obsolète pousse les
consommateurs à se tourner massivement vers les sociétés les plus
pérennes, avec pour résultat un oligopole où seuls quelques gros
acteurs se partagent le marché. Le modèle économique du logiciel privateur mène selon eux à des situations de monopole et à
5. Microsoft préfère ignorer l'expression « logiciel libre » et attaquer directement le camp apolitique de « l'open source » pour détourner l'attention du
mouvement du logiciel libre (cf. chap. 11).
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