2001, l'odyssée d'un hacker
Si ces applications s'exécutent sur des systèmes GNU/Linux,
elles n'en sont pas toujours pour autant elles-mêmes des logiciels
libres, bien au contraire. La plupart sont des logiciels privateurs qui
respectent aussi peu la liberté de l'utilisateur qu'un système Windows. Non libres, elles peuvent participer au succès de GNU/Linux
mais sans contribuer à la finalité libératrice qui motiva la création
de ce système.
La GPL est également considérée par ces entreprises comme
une arme stratégique dans la longue guerre que livre la communauté des hackers à la compagnie de Redmond, État de Washington. De par l’hégémonie de son système d’exploitation Windows,
cette dernière est en situation de quasi-monopole sur le marché des
logiciels PC depuis la fin des années 1980. Microsoft serait ainsi
le premier à pâtir d’un basculement massif de l’industrie logicielle
vers la licence GPL.
Chacun des programmes du colosse logiciel qu’est Windows
est couvert par des copyrights et des contrats de licence (End
User License Agreements — EULAs, « Contrat de licence utilisateur final » ou CLUF). Ces dispositifs stipulent le statut privateur non seulement des fichiers exécutables, mais aussi des codes
source sous-jacents, auxquels l’utilisateur n’a de toute façon pas
accès. Incorporer à l’un de ces programmes un code protégé par
la virale GPL est interdit ; pour satisfaire aux obligations de cette
dernière, c’est tout ledit programme que Microsoft serait légalement contraint de rendre libre. Les concurrents pourraient alors
le copier, le modifier et en envoyer des versions améliorées, sapant de ce fait les bases du verrouillage imposé par Microsoft à ses
utilisateurs.
D’où l’inquiétude grandissante de la compagnie quant au taux
d’adoption de la GPL… D’où, aussi, le discours de Craig Mundie en 2001, démontant systématiquement la GPL, attaquant la
21
Si ces applications s'exécutent sur des systèmes GNU/Linux,
elles n'en sont pas toujours pour autant elles-mêmes des logiciels
libres, bien au contraire. La plupart sont des logiciels privateurs qui
respectent aussi peu la liberté de l'utilisateur qu'un système Windows. Non libres, elles peuvent participer au succès de GNU/Linux
mais sans contribuer à la finalité libératrice qui motiva la création
de ce système.
La GPL est également considérée par ces entreprises comme
une arme stratégique dans la longue guerre que livre la communauté des hackers à la compagnie de Redmond, État de Washington. De par l’hégémonie de son système d’exploitation Windows,
cette dernière est en situation de quasi-monopole sur le marché des
logiciels PC depuis la fin des années 1980. Microsoft serait ainsi
le premier à pâtir d’un basculement massif de l’industrie logicielle
vers la licence GPL.
Chacun des programmes du colosse logiciel qu’est Windows
est couvert par des copyrights et des contrats de licence (End
User License Agreements — EULAs, « Contrat de licence utilisateur final » ou CLUF). Ces dispositifs stipulent le statut privateur non seulement des fichiers exécutables, mais aussi des codes
source sous-jacents, auxquels l’utilisateur n’a de toute façon pas
accès. Incorporer à l’un de ces programmes un code protégé par
la virale GPL est interdit ; pour satisfaire aux obligations de cette
dernière, c’est tout ledit programme que Microsoft serait légalement contraint de rendre libre. Les concurrents pourraient alors
le copier, le modifier et en envoyer des versions améliorées, sapant de ce fait les bases du verrouillage imposé par Microsoft à ses
utilisateurs.
D’où l’inquiétude grandissante de la compagnie quant au taux
d’adoption de la GPL… D’où, aussi, le discours de Craig Mundie en 2001, démontant systématiquement la GPL, attaquant la
21
