Une histoire d'imprimante
publier les secrets de fabrication (le code source). Surtout si cette
publication offrait aux concurrents potentiels la possibilité de le
reproduire à meilleur marché.
Pour Stallman, l’imprimante était un cheval de Troie. Après
dix ans de mise en échec, la « propriétarisation » des logiciels qui
allait instaurer l’impossibilité pour l’utilisateur de modifier ou de
partager ses logiciels — les futurs hackers parleront de « logiciels
propriétaires » ou, aujourd’hui, de « logiciels privateurs », — avait
établi une tête de pont à l’intérieur du AI Lab par la méthode la
plus sournoise qui soit : déguisée en cadeau.
Vocabulaire Logiciel « privateur » — plutôt que « propriétaire »
1
L’emploi de l’expression « logiciel privateur » (en anglais proprietary software) nécessite quelques explications. Pour traduire
l’expression anglaise, la plupart des francophones utilisaient le mot
« propriétaire » en procédant à une dérivation impropre du nom
vers l’adjectif. Or, depuis quelque temps, dans ses discours en français, Richard Stallman préfère qualifier ces logiciels de « privateurs » pour en souligner les effets nocifs. Notons que ce terme
n’est pas un néologisme. D’après le Trésor de la Langue Française :
« Privateur, -trice, adj., rare. Qui prive. »
Plusieurs raisons justifient le choix de ce qualificatif. D’abord,
l’expression « logiciel propriétaire » laisse croire à tort qu’il faudrait renoncer à ses droits d’auteurs (assimilés aux droits de propriété) pour créer un logiciel libre. Or, comme il en sera notamment
question au chapitre 9, la GNU General Public Licence créée par
Richard Stallman emprunte à la logique du droit d’auteur en stipulant les conditions d’exercice de ce droit sous la forme de quatre
libertés accordées à l’utilisateur du logiciel : utiliser le programme,
en étudier le code source, le modifier et distribuer des copies de la
version originale ou modifiée.
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publier les secrets de fabrication (le code source). Surtout si cette
publication offrait aux concurrents potentiels la possibilité de le
reproduire à meilleur marché.
Pour Stallman, l’imprimante était un cheval de Troie. Après
dix ans de mise en échec, la « propriétarisation » des logiciels qui
allait instaurer l’impossibilité pour l’utilisateur de modifier ou de
partager ses logiciels — les futurs hackers parleront de « logiciels
propriétaires » ou, aujourd’hui, de « logiciels privateurs », — avait
établi une tête de pont à l’intérieur du AI Lab par la méthode la
plus sournoise qui soit : déguisée en cadeau.
Vocabulaire Logiciel « privateur » — plutôt que « propriétaire »
1
L’emploi de l’expression « logiciel privateur » (en anglais proprietary software) nécessite quelques explications. Pour traduire
l’expression anglaise, la plupart des francophones utilisaient le mot
« propriétaire » en procédant à une dérivation impropre du nom
vers l’adjectif. Or, depuis quelque temps, dans ses discours en français, Richard Stallman préfère qualifier ces logiciels de « privateurs » pour en souligner les effets nocifs. Notons que ce terme
n’est pas un néologisme. D’après le Trésor de la Langue Française :
« Privateur, -trice, adj., rare. Qui prive. »
Plusieurs raisons justifient le choix de ce qualificatif. D’abord,
l’expression « logiciel propriétaire » laisse croire à tort qu’il faudrait renoncer à ses droits d’auteurs (assimilés aux droits de propriété) pour créer un logiciel libre. Or, comme il en sera notamment
question au chapitre 9, la GNU General Public Licence créée par
Richard Stallman emprunte à la logique du droit d’auteur en stipulant les conditions d’exercice de ce droit sous la forme de quatre
libertés accordées à l’utilisateur du logiciel : utiliser le programme,
en étudier le code source, le modifier et distribuer des copies de la
version originale ou modifiée.
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