Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée
PARC le principal développeur du logiciel en question. Au début
des années 1980, il avait intégré le département de recherche de
Carnegie Mellon pour y poursuivre ses travaux sur les imprimantes
laser, entre autres projets.
Toutefois, interrogé directement par courriel, Sproull ne s’en
rappelle rien. « Je ne peux commenter les faits », écrit-il en retour.
« Je n’ai aucun souvenir de cet incident. »
« Le code source demandé par Stallman était le nec plus ultra.
Un code pointu rédigé par Sproull une année environ avant d’aller
à Carnegie Mellon », se rappelle Brian Reid. Peut-être y eut-il un
malentendu, puisque Stallman ne désirait que la version ancienne
du code source, utilisée au MIT depuis un certain temps — et non
celle développée récemment ? La conversation fut si brève que la
question de la version ne fut pas abordée.
En public, Stallman fait souvent référence à cet incident. Il
souhaite faire comprendre que le refus du chercheur de partager
son code source était directement lié à la signature de l’accord de
non-divulgation. Xerox consentait à lui donner un accès au code
source, contre l’assurance de sa discrétion.
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Aujourd’hui fort répandue dans l’industrie logicielle, cette
clause de confidentialité (non-disclosure agreement — NDA) n’en
était alors qu’à ses balbutiements. Elle résultait d’une réflexion de
la part de Xerox : la valeur commerciale de l'imprimante résidait
aussi dans les informations nécessaires à son fonctionnement. « Xerox, à l’époque, essayait de faire de l’imprimante laser un produit
commercial, explique Reid. Ils auraient été fous de faire cadeau du
code source. »
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