Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée
deux me blâmaient pour avoir utilisé « Linux » au lieu de « GNU/Linux » dans deux articles pour le magazine en ligne Upside Today.
En dehors de ça, ce fut le silence. En juin, une semaine environ
après son discours à l’université de New York, je pris l’initiative
d’écrire un article de magazine de cinq mille mots à son propos.
Cette fois, les mots affluèrent. La distance avait aidé à restaurer
mon sens perdu de la perspective émotionnelle, je suppose.
En juillet, une année complète après le courrier originel de
Tracy, je reçus un appel de Henning. Il me dit que O’Reilly &
Associates, une maison d’édition basée à Sebastopol, Californie,
souhaitait publier l’histoire de Stallman sous la forme d’une biographie.
J’ai le vague souvenir d’avoir suggéré de contacter O’Reilly,
mais je ne peux en être sûr après tant d’années.
La nouvelle me ravit. De toutes les maisons d’édition de par le
monde, O’Reilly, qui avait publié La cathédrale et le bazar d’Eric
Raymond, semblait la plus attentive aux problèmes qui avaient
tué le livre électronique et dont je parlais précédemment. En tant
que journaliste, je m’étais beaucoup servi du livre Open Sources
de chez O’Reilly comme référence historique. Je savais aussi que
divers chapitres du livre, dont celui écrit par Stallman, avaient été
publiés avec des notices (de licences) autorisant la redistribution.
De telles informations seraient utiles si le problème de la publication électronique faisait à nouveau surface.
Bien entendu, ce fut le cas. J’appris par Henning que O’Reilly
voulait publier la biographie à la fois sous une forme papier traditionnelle, mais aussi dans sa nouvelle offre de service payante Safari Tech Books Online. La licence utilisateur de Safari impliquait
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