Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée
D’autant plus bizarre que trois mois auparavant, j’étais dans
un appartement d’Oakland, cherchant l’idée de mon prochain récit.
À présent, j’étais assis à un endroit du monde que je ne connaissais qu’au travers de chansons rock, rencontrant des directeurs
d’édition et buvant une bière avec un agent que je ne connaissais
que depuis la veille. Tout cela était trop surréaliste, comme si je
voyais ma vie mise sous la forme d’un montage de cinéma.
À ce moment, mon compteur d’absurdité interne pris le relais.
Le tremblement initial laissa la place à des rires convulsifs. Pour
mon agent, je devais ressembler à l’un de ces auteurs fragiles subissant une rupture émotionnelle inopportune. Quant à moi, j’avais
juste l’impression de commencer à peine à apprécier la beauté
cynique de ma situation. Contrat ou pas contrat, j’avais déjà le
commencement d’un sujet plutôt bon. Il ne s’agissait plus que de
trouver un endroit où le raconter. Quand mes rires convulsifs se
calmèrent enfin, je levai mon verre pour porter un toast.
« Bienvenue sur le front, mon ami, dis-je en trinquant avec
mon agent. Autant en tirer notre parti. »
Si cette histoire avait été une pièce de théâtre, c’est à ce
moment-là que j’aurais placé un intermède romantique. Découragée par la tension de notre rendez-vous, Tracy nous invita avec
Henning à aller boire quelques verres avec elle et certains de ses
collègues de bureau. Nous quittâmes alors le bar sur la troisième
avenue, pour nous diriger vers East Village, où nous les rattrapâmes.
Une fois sur place, je parlai avec Tracy, évitant soigneusement d’évoquer le travail. Notre discussion fut plaisante et relaxée.
Avant de nous quitter, nous décidâmes de nous revoir le soir suivant. À nouveau, la conversation fut agréable, au point que le livre
électronique sur Stallman était devenu un lointain souvenir.
290
D’autant plus bizarre que trois mois auparavant, j’étais dans
un appartement d’Oakland, cherchant l’idée de mon prochain récit.
À présent, j’étais assis à un endroit du monde que je ne connaissais qu’au travers de chansons rock, rencontrant des directeurs
d’édition et buvant une bière avec un agent que je ne connaissais
que depuis la veille. Tout cela était trop surréaliste, comme si je
voyais ma vie mise sous la forme d’un montage de cinéma.
À ce moment, mon compteur d’absurdité interne pris le relais.
Le tremblement initial laissa la place à des rires convulsifs. Pour
mon agent, je devais ressembler à l’un de ces auteurs fragiles subissant une rupture émotionnelle inopportune. Quant à moi, j’avais
juste l’impression de commencer à peine à apprécier la beauté
cynique de ma situation. Contrat ou pas contrat, j’avais déjà le
commencement d’un sujet plutôt bon. Il ne s’agissait plus que de
trouver un endroit où le raconter. Quand mes rires convulsifs se
calmèrent enfin, je levai mon verre pour porter un toast.
« Bienvenue sur le front, mon ami, dis-je en trinquant avec
mon agent. Autant en tirer notre parti. »
Si cette histoire avait été une pièce de théâtre, c’est à ce
moment-là que j’aurais placé un intermède romantique. Découragée par la tension de notre rendez-vous, Tracy nous invita avec
Henning à aller boire quelques verres avec elle et certains de ses
collègues de bureau. Nous quittâmes alors le bar sur la troisième
avenue, pour nous diriger vers East Village, où nous les rattrapâmes.
Une fois sur place, je parlai avec Tracy, évitant soigneusement d’évoquer le travail. Notre discussion fut plaisante et relaxée.
Avant de nous quitter, nous décidâmes de nous revoir le soir suivant. À nouveau, la conversation fut agréable, au point que le livre
électronique sur Stallman était devenu un lointain souvenir.
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