Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée
chanson, je pouvais sentir les choses s’écrouler aussi vite qu’elles
s’étaient construites. L’ironie était palpable. Après des semaines
passées à écouter attentivement les lamentations des autres, je me
retrouvais dans une position où je devais obtenir le plus rare des
mets : un compromis de Richard Stallman.
Alors que je continuais à parler, plaidant la position de l’éditeur
et révélant ma sympathie grandissante pour lui, Stallman, tel un
animal, sentit le sang et attaqua. « Alors c’est tout ? Tu vas simplement m’arnaquer ? Tu vas simplement te soumettre à leur volonté ? »
Voilà qui montre combien Williams interprétait mes propos.
Il me compare à un prédateur, mais je ne faisais qu’opposer un
« non » au marché qu’il tentait de me faire accepter. J’avais
déjà fait plusieurs concessions, décrites plus haut. Je refusais
juste de compromettre complètement mes principes. Ce genre de
choses m’arrive souvent : ceux qui ne sont pas satisfaits disent
que je « refuse tout compromis » mais c’est une exagération (voir
http://www.gnu.org/philosophy/compromise.html). En réalité, je
craignais à ce moment-là qu’il ne revienne sur les conditions qu’il
avait d’abord acceptées et qu’il publie le livre avec des DRM, malgré
mon refus. Je ne sentais pas le « sang » mais une possible trahison.
Je soulevai à nouveau la question du double copyright.
« Tu veux dire licence », rétorqua sèchement Stallman.
« Oui, licence. Copyright. Peu importe », dis-je, me sentant
subitement dans la peau d’un thon blessé répandant une large
traînée de plasma dans l’eau.
« Ah, mais putain pourquoi n’as-tu pas fait ce que je t’avais
dit ! », cria-t-il.
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chanson, je pouvais sentir les choses s’écrouler aussi vite qu’elles
s’étaient construites. L’ironie était palpable. Après des semaines
passées à écouter attentivement les lamentations des autres, je me
retrouvais dans une position où je devais obtenir le plus rare des
mets : un compromis de Richard Stallman.
Alors que je continuais à parler, plaidant la position de l’éditeur
et révélant ma sympathie grandissante pour lui, Stallman, tel un
animal, sentit le sang et attaqua. « Alors c’est tout ? Tu vas simplement m’arnaquer ? Tu vas simplement te soumettre à leur volonté ? »
Voilà qui montre combien Williams interprétait mes propos.
Il me compare à un prédateur, mais je ne faisais qu’opposer un
« non » au marché qu’il tentait de me faire accepter. J’avais
déjà fait plusieurs concessions, décrites plus haut. Je refusais
juste de compromettre complètement mes principes. Ce genre de
choses m’arrive souvent : ceux qui ne sont pas satisfaits disent
que je « refuse tout compromis » mais c’est une exagération (voir
http://www.gnu.org/philosophy/compromise.html). En réalité, je
craignais à ce moment-là qu’il ne revienne sur les conditions qu’il
avait d’abord acceptées et qu’il publie le livre avec des DRM, malgré
mon refus. Je ne sentais pas le « sang » mais une possible trahison.
Je soulevai à nouveau la question du double copyright.
« Tu veux dire licence », rétorqua sèchement Stallman.
« Oui, licence. Copyright. Peu importe », dis-je, me sentant
subitement dans la peau d’un thon blessé répandant une large
traînée de plasma dans l’eau.
« Ah, mais putain pourquoi n’as-tu pas fait ce que je t’avais
dit ! », cria-t-il.
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