Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée
Il parle de concession, mais c'était, plus exactement, un compromis de plus…
Avant de raccrocher, Stallman suggéra que je dise à l’éditeur
que je lui avais promis que le résultat serait librement partageable.
Je lui répondis que je ne pouvais m’engager à faire une telle déclaration, mais que je pouvais toujours leur dire que je considérais le
livre comme non achevable sans sa coopération. Apparemment satisfait, Stallman raccrocha avec sa phrase traditionnelle : « Hacke
bien. »
Williams dit qu'il ne pouvait s'engager à une telle déclaration,
mais cela n'aurait pourtant pas été mentir, puisque Williams avait
accepté mes conditions au départ.
Henning et moi rencontrâmes Tracy le lendemain. Elle annonça
que son entreprise était prête à publier des extraits copiables mais
qu’elle les limiterait à cinq cents mots. Henning lui signifia que cela
ne serait pas suffisant pour m’affranchir de mon obligation éthique
envers Stallman. Tracy évoqua les obligations contractuelles de son
entreprise envers divers distributeurs en ligne tels qu’Amazon.com.
Même si la maison d’édition décidait de n’ouvrir le contenu du
livre électronique qu’à titre exceptionnel, il y avait un risque que
les partenaires dénoncent une rupture de contrat.
Sachant que ni la direction de l’éditeur, ni Stallman ne céderaient sur rien, la décision me revenait. Je pouvais soit trahir mon
premier engagement envers Stallman et utiliser quand même mes
entretiens, soit plaider l’éthique journalistique et m’affranchir de
l’engagement oral d’écrire le livre.
286
Il parle de concession, mais c'était, plus exactement, un compromis de plus…
Avant de raccrocher, Stallman suggéra que je dise à l’éditeur
que je lui avais promis que le résultat serait librement partageable.
Je lui répondis que je ne pouvais m’engager à faire une telle déclaration, mais que je pouvais toujours leur dire que je considérais le
livre comme non achevable sans sa coopération. Apparemment satisfait, Stallman raccrocha avec sa phrase traditionnelle : « Hacke
bien. »
Williams dit qu'il ne pouvait s'engager à une telle déclaration,
mais cela n'aurait pourtant pas été mentir, puisque Williams avait
accepté mes conditions au départ.
Henning et moi rencontrâmes Tracy le lendemain. Elle annonça
que son entreprise était prête à publier des extraits copiables mais
qu’elle les limiterait à cinq cents mots. Henning lui signifia que cela
ne serait pas suffisant pour m’affranchir de mon obligation éthique
envers Stallman. Tracy évoqua les obligations contractuelles de son
entreprise envers divers distributeurs en ligne tels qu’Amazon.com.
Même si la maison d’édition décidait de n’ouvrir le contenu du
livre électronique qu’à titre exceptionnel, il y avait un risque que
les partenaires dénoncent une rupture de contrat.
Sachant que ni la direction de l’éditeur, ni Stallman ne céderaient sur rien, la décision me revenait. Je pouvais soit trahir mon
premier engagement envers Stallman et utiliser quand même mes
entretiens, soit plaider l’éthique journalistique et m’affranchir de
l’engagement oral d’écrire le livre.
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