Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée
des lecteurs adeptes de nouveauté. Le format du livre électronique
était de trente mille mots, soit environ cent pages, et Tracy avait
vendu l’idée auprès de ses supérieurs de dresser le portrait d’un
acteur majeur de la communauté hacker. Ses chefs apprécièrent la
proposition, et dans ses recherches de personnes intéressantes, elle
avait trouvé l’entretien de Stallman sur BeOpen. D’où son courrier
électronique.
C’est ainsi qu’elle me demanda si je pourrais transformer
l’entretien en un portrait complet. J’acceptai immédiatement.
Avant d’aller plus loin, ma correspondante me suggéra de
mettre au point une proposition de récit qu’elle pourrait présenter
à sa hiérarchie. Deux jours plus tard, je lui envoyai une proposition soignée, à laquelle elle répondait une semaine plus tard pour
m’annoncer que ses chefs lui avaient donné le feu vert.
Je dois admettre que penser obtenir de Stallman sa participation à un projet de livre électronique était un peu prématuré
de ma part. En tant que journaliste couvrant le mouvement open
source, je savais que l’homme n’était pas commode. J’avais déjà
reçu à ce moment-là une demi-douzaine de courriers électroniques
dénonçant mon emploi du terme « Linux » au lieu de « GNU/Linux ».
Cela dit, je savais que Stallman était à la recherche d’un moyen
de diffuser son message auprès d’un public plus large. Peut-être
serait-il plus réceptif au projet ainsi présenté ? Sinon, je pouvais toujours m’en remettre à la grande quantité de documents,
d’entretiens et de conversations enregistrées qu’il avait laissé traîner sur l’Internet, et en faire une biographie non autorisée.
Durant mes recherches, je trouvai un essai intitulé Liberté ou
copyright ? écrit par Stallman et publié en juin 2000, dans la MIT
Technology Review. L’essai fustigeait les livres électroniques pour
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