Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée
écrits de Stallman résistent autant que ceux de Thomas Jefferson ;
c’est un auteur très clair, y compris dans ses principes… L’influence
de Richard égalera celle de Jefferson selon que, dans un siècle, le
concept de ‘droits civiques’ primera ou non sur celui de ‘logiciel’
ou de ‘restrictions techniques’. »
Autre élément de l’héritage de Stallman à ne pas sous-estimer,
écrit Gilmore, le modèle collaboratif de développement logiciel initié par le projet GNU. Bien qu’il ait révélé parfois des imperfections, ce modèle n’en est pas moins devenu un standard au sein
de l’industrie du développement logiciel. En fin de compte, selon
lui, le modèle de développement collaboratif pourrait devenir plus
important que le projet GNU, que la licence GPL ou qu’aucun des
logiciels développés par Stallman.
« Avant l’Internet, dit encore Gilmore, il était particulièrement
difficile de collaborer à distance sur des logiciels, même au sein
d’équipes qui se connaissaient et se faisaient confiance. Richard
a ouvert la voie au développement collaboratif, notamment avec
les travaux entrepris par des volontaires auparavant désorganisés
et qui se rencontraient rarement. Il n’a construit aucun des outils
de base nécessaires à cette tâche (le protocole TCP, les listes de
courriel, Diff et Patch, les fichiers Tar, RCS ou CVS ou remoteCVS), mais il a utilisé ceux qui étaient disponibles pour former des
groupes sociaux de programmeurs qui pouvaient ainsi travailler
ensemble avec efficacité. »
Pour Stallman, ce jugement, bien que positif, néglige
l’essentiel : « Il situe les méthodes de développement avant la
question de la liberté, ce qui reflète davantage le mouvement open
source que celui du logiciel libre. Si les futurs utilisateurs ne voient
le projet GNU que par ce biais, j’ai bien peur que cela conduise à
un monde où les développeurs tiendront les utilisateurs enchaînés,
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