Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée
fastidieux, plus connu sous le terme de rétro-ingénierie. Un travail
qui, pour le code de l’imprimante Xerox, aurait pris au moins le
temps perdu en bourrages papier sur cinq années. Stallman, qui
n’était pas encore assez désespéré pour s’y coller, mit le problème
de côté.
La politique de rétention de Xerox contrastait vivement avec le
mode coopératif en cours au sein de la communauté des hackers.
Ainsi, pour développer le pilote de l’ancienne imprimante ainsi
que celui permettant l’affichage des terminaux depuis deux PDP11 distincts, le AI Lab avait eu besoin d’un assembleur croisé,
compilant les codes du PDP-11 sur le PDP-10 principal.
Les hackers du laboratoire auraient pu écrire un tel programme. Stallman en avait cependant déniché un similaire auprès
du département de sciences informatiques de son université, Harvard. Ce programme avait bien été conçu pour tourner sur un
PDP-10, mais avec un autre système d’exploitation. Stallman ne
sut jamais qui en était l’auteur — aucun nom n’étant mentionné.
Il en rapporta malgré tout une copie au laboratoire, et l’adapta au
système ITS en place. Le AI Lab acquit ainsi sans peine une composante de son infrastructure logicielle. Mieux, Stallman y ajouta
des fonctions puissantes. « Nous l'avons quand même utilisé plusieurs années », indique-t-il.
Pour un programmeur des années 1970, ces emprunts de code
étaient aussi anodins que la visite d’un voisin venu emprunter un
peu de sucre ou un appareil ménager. À ceci près qu’en effectuant
une copie du logiciel pour le AI Lab, Stallman ne privait personne
de la possibilité d’utiliser le programme. Au contraire, tous étaient
même invités à utiliser à leur tour les fonctions nouvellement intégrées. Ainsi Stallman se rappelle qu’un programmeur de chez
Bolt, Beranek & Newman — une société d’ingénierie privée —
réutilisa le programme sur un système nommé Twenex, y ajoutant
des fonctions que Stallman put à son tour intégrer dans l’archive
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fastidieux, plus connu sous le terme de rétro-ingénierie. Un travail
qui, pour le code de l’imprimante Xerox, aurait pris au moins le
temps perdu en bourrages papier sur cinq années. Stallman, qui
n’était pas encore assez désespéré pour s’y coller, mit le problème
de côté.
La politique de rétention de Xerox contrastait vivement avec le
mode coopératif en cours au sein de la communauté des hackers.
Ainsi, pour développer le pilote de l’ancienne imprimante ainsi
que celui permettant l’affichage des terminaux depuis deux PDP11 distincts, le AI Lab avait eu besoin d’un assembleur croisé,
compilant les codes du PDP-11 sur le PDP-10 principal.
Les hackers du laboratoire auraient pu écrire un tel programme. Stallman en avait cependant déniché un similaire auprès
du département de sciences informatiques de son université, Harvard. Ce programme avait bien été conçu pour tourner sur un
PDP-10, mais avec un autre système d’exploitation. Stallman ne
sut jamais qui en était l’auteur — aucun nom n’étant mentionné.
Il en rapporta malgré tout une copie au laboratoire, et l’adapta au
système ITS en place. Le AI Lab acquit ainsi sans peine une composante de son infrastructure logicielle. Mieux, Stallman y ajouta
des fonctions puissantes. « Nous l'avons quand même utilisé plusieurs années », indique-t-il.
Pour un programmeur des années 1970, ces emprunts de code
étaient aussi anodins que la visite d’un voisin venu emprunter un
peu de sucre ou un appareil ménager. À ceci près qu’en effectuant
une copie du logiciel pour le AI Lab, Stallman ne privait personne
de la possibilité d’utiliser le programme. Au contraire, tous étaient
même invités à utiliser à leur tour les fonctions nouvellement intégrées. Ainsi Stallman se rappelle qu’un programmeur de chez
Bolt, Beranek & Newman — une société d’ingénierie privée —
réutilisa le programme sur un système nommé Twenex, y ajoutant
des fonctions que Stallman put à son tour intégrer dans l’archive
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