Une histoire d'imprimante
couvrant une foule d’activités — tout, de la plaisanterie créative
à l’optimisation de programmes et de systèmes existants. Une appellation au parfum légèrement suranné qui évoquait aussi le bon
vieux système D à l'américaine 2 .
Des sociétés comme Xerox avaient pour politique d’offrir machines et logiciels sur les lieux fréquentés par des hackers. Si ces
derniers utilisaient (et souvent amélioraient) le logiciel, ils pouvaient par la suite travailler pour ces compagnies. Des années 1960
au milieu des années 1970, celles-ci redistribuaient même parfois
directement à leurs clients des programmes élaborés par des hackers.
Face aux bourrages fréquents de l’imprimante, Stallman pensait recourir au même vieux remède — ou hack. Or, en cherchant
le logiciel pilote de l’imprimante Xerox, il fit une découverte troublante : rien de tel n’était présent, du moins aucun code intelligible
ni pour lui-même ni pour d’autres programmeurs.
Jusqu’à présent, la plupart des sociétés avaient la courtoisie de
publier le code source de leurs logiciels sous la forme de fichiers
texte lisibles, qui tenaient lieu de documentation détaillant chaque
commande. Or cette fois, Xerox n’avait fourni les fichiers du logiciel que sous une forme binaire (compilée). Si les programmeurs
tentaient de l’ouvrir, ils ne pouvaient voir qu’une incompréhensible
suite sans fin de 0 et de 1.
Ils auraient certes pu faire appel à des programmes appelés
« désassembleurs », capables de convertir ces suites de 0 et de 1
en instructions machine de bas niveau. Cependant, se représenter
ce que ces instructions sont censées faire est un travail long et
2. Pour un hacker (cf. annexe A), écrire un logiciel fonctionnel n’est qu’un
début. Il faut ensuite afficher son ingéniosité et impressionner ses confrères en
relevant un autre défi : faire briller le programme par sa rapidité, sa puissance
et son élégance.
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couvrant une foule d’activités — tout, de la plaisanterie créative
à l’optimisation de programmes et de systèmes existants. Une appellation au parfum légèrement suranné qui évoquait aussi le bon
vieux système D à l'américaine 2 .
Des sociétés comme Xerox avaient pour politique d’offrir machines et logiciels sur les lieux fréquentés par des hackers. Si ces
derniers utilisaient (et souvent amélioraient) le logiciel, ils pouvaient par la suite travailler pour ces compagnies. Des années 1960
au milieu des années 1970, celles-ci redistribuaient même parfois
directement à leurs clients des programmes élaborés par des hackers.
Face aux bourrages fréquents de l’imprimante, Stallman pensait recourir au même vieux remède — ou hack. Or, en cherchant
le logiciel pilote de l’imprimante Xerox, il fit une découverte troublante : rien de tel n’était présent, du moins aucun code intelligible
ni pour lui-même ni pour d’autres programmeurs.
Jusqu’à présent, la plupart des sociétés avaient la courtoisie de
publier le code source de leurs logiciels sous la forme de fichiers
texte lisibles, qui tenaient lieu de documentation détaillant chaque
commande. Or cette fois, Xerox n’avait fourni les fichiers du logiciel que sous une forme binaire (compilée). Si les programmeurs
tentaient de l’ouvrir, ils ne pouvaient voir qu’une incompréhensible
suite sans fin de 0 et de 1.
Ils auraient certes pu faire appel à des programmes appelés
« désassembleurs », capables de convertir ces suites de 0 et de 1
en instructions machine de bas niveau. Cependant, se représenter
ce que ces instructions sont censées faire est un travail long et
2. Pour un hacker (cf. annexe A), écrire un logiciel fonctionnel n’est qu’un
début. Il faut ensuite afficher son ingéniosité et impressionner ses confrères en
relevant un autre défi : faire briller le programme par sa rapidité, sa puissance
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