Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée
« Et vous savez quoi ? ajoute Moglen. En général, il avait raison. »
Ces mots contredisent ce que Stallman dit de lui-même : « Je
ne suis pas doué pour les petits jeux, confesse-t-il, répondant aux
nombreux détracteurs anonymes qui le voient comme un habile
stratège. Je ne suis pas doué pour prévoir et anticiper ce que les
autres vont faire. Ma démarche a toujours été de me concentrer
sur les idées fondamentales du mouvement et de dire ‘Rendons-les
aussi fortes que nous le pouvons’. »
] ] ]
La popularité grandissante et l’indéfectible force d’attraction
de la GPL constituent le meilleur hommage au succès de la fondation créée par Stallman et ses collègues du projet GNU. Bien
qu’il n’ait jamais été le seul au monde à publier des logiciels libres,
il peut cependant se prévaloir d’avoir tissé le canevas éthique du
mouvement. Que les programmeurs actuels se sentent ou non à
l’aise au sein de cette structure n’est pas la question. Le simple
fait qu’ils aient le choix est le plus grand leg du personnage.
Cela dit, parler de leg semble un peu prématuré pour l’instant.
Stallman, âgé de quarante-huit ans au moment de l’écriture de
la première édition 6 , a encore quelques années devant lui pour
ajouter ou soustraire à ce qu’il transmettra. Reste que l’élan donné
au mouvement pour le logiciel libre encourage à examiner sa vie
indépendamment de ses batailles quotidiennes contre l’industrie
du logiciel, et davantage du point de vue général et historique.
À son crédit, Stallman refuse toute spéculation sur ce point.
« Je n’ai jamais réussi à imaginer en détail ce que serait le futur, indique-t-il, proposant prématurément sa propre épitaphe.
6. En 2002.
264
« Et vous savez quoi ? ajoute Moglen. En général, il avait raison. »
Ces mots contredisent ce que Stallman dit de lui-même : « Je
ne suis pas doué pour les petits jeux, confesse-t-il, répondant aux
nombreux détracteurs anonymes qui le voient comme un habile
stratège. Je ne suis pas doué pour prévoir et anticiper ce que les
autres vont faire. Ma démarche a toujours été de me concentrer
sur les idées fondamentales du mouvement et de dire ‘Rendons-les
aussi fortes que nous le pouvons’. »
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La popularité grandissante et l’indéfectible force d’attraction
de la GPL constituent le meilleur hommage au succès de la fondation créée par Stallman et ses collègues du projet GNU. Bien
qu’il n’ait jamais été le seul au monde à publier des logiciels libres,
il peut cependant se prévaloir d’avoir tissé le canevas éthique du
mouvement. Que les programmeurs actuels se sentent ou non à
l’aise au sein de cette structure n’est pas la question. Le simple
fait qu’ils aient le choix est le plus grand leg du personnage.
Cela dit, parler de leg semble un peu prématuré pour l’instant.
Stallman, âgé de quarante-huit ans au moment de l’écriture de
la première édition 6 , a encore quelques années devant lui pour
ajouter ou soustraire à ce qu’il transmettra. Reste que l’élan donné
au mouvement pour le logiciel libre encourage à examiner sa vie
indépendamment de ses batailles quotidiennes contre l’industrie
du logiciel, et davantage du point de vue général et historique.
À son crédit, Stallman refuse toute spéculation sur ce point.
« Je n’ai jamais réussi à imaginer en détail ce que serait le futur, indique-t-il, proposant prématurément sa propre épitaphe.
6. En 2002.
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