Richard Stallman et l'open source
de temps auparavant que le mot free’ avait deux sens en anglais :
libre et gratuit. »
Michael Tiemann, fondateur de Cygnus, proposa une alternative à l’expression problématique « logiciel libre » : sourceware.
« Personne ne fut vraiment emballé, se souvient O’Reilly. C’est
alors qu’Eric a lancé le terme open source. »
Bien que l’expression fût attrayante, l’idée d’un changement de
la terminologie officielle était loin de faire l’unanimité. À la fin de
la journée de conférence, les trois expressions furent soumises au
vote — free software, open source et sourceware. Selon O’Reilly,
neuf des quinze présents votèrent pour open source. Mais malgré
les quelques réserves émises par certains, tous s’accordèrent pour
l’employer dans leurs futures déclarations à la presse. « Nous voulions repartir avec un message de solidarité », explique O’Reilly.
L’expression ne mit pas longtemps à intégrer le lexique national. Peu après le sommet, O’Reilly rassembla certains de ses
membres à une conférence de presse organisée pour les journalistes
du New York Times, du Wall Street Journal et d’autres journaux
d’envergure. Dans les quelques mois qui suivirent, le portrait de
Torvalds fit la couverture du magazine Forbes, tandis que ceux de
Stallman, de Larry Wall et de Brian Behlendorf, chef de l’équipe
d’Apache, figuraient en pages intérieures. L’open source s’ouvrait
au monde des affaires.
Pour les personnes présentes au sommet, tel Tiemann, le message de solidarité était l’élément le plus important. Bien que
son entreprise ait connu un succès non négligeable dans la vente
d’outils et de services liés aux logiciels libres, il n’ignorait pas la
difficulté que les programmeurs et les entrepreneurs rencontraient.
« Il ne fait aucun doute que l’utilisation du terme ‘free’ était
problématique dans nombre de situations, dit-il. L’open source
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