Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée
ware puisque ce dernier terme est utilisé le plus souvent pour désigner des programmes disponibles gratuitement, mais dont le code
source n’est pas publié.
A posteriori, O’Reilly ne considère pas comme une preuve de
mépris sa décision de ne pas compter Stallman parmi les invités :
« Je n’avais encore jamais rencontré Richard en personne mais,
dans nos échanges de courriels, il s’était montré inflexible et peu
enclin au dialogue. Comme je voulais m’assurer que la tradition
GNU soit représentée lors du meeting, j’ai donc invité John Gilmore et Michael Tiemann, que je connaissais personnellement. Je
savais qu’ils étaient très attachés aux valeurs de la GPL, tout en
se montrant davantage prêts à un échange franc sur les forces et
faiblesses des divers projets et traditions du logiciel libre. Sachant
tout le brouhaha qui s’ensuivrait, je regrette effectivement de ne
pas avoir invité Richard ; et je ne souhaite pas que mon manque
de l’époque soit interprété comme un manque de respect envers le
projet GNU ni envers Richard en personne. »
Au-delà de cette question, O’Reilly et Raymond s’accordent
sur le fait que l’expression open source remporta l’adhésion d’un
nombre tout juste suffisant de participants au congrès pour être
qualifiée de succès. Les présents partagèrent leurs idées et expériences, et discutèrent des moyens d’améliorer l’image du logiciel libre. L’une des préoccupations majeures consistait à trouver
comment en souligner les succès, tout spécialement dans le domaine de l’infrastructure Internet, plutôt que de jouer la carte de
l’opposition entre GNU/Linux et Microsoft Windows. Mais comme
ce fut le cas au cours de la réunion chez VA Research, la discussion dériva bientôt sur les problèmes associés à l’expression « free
software ».
O’Reilly se souvient d’un commentaire de la part de Torvalds,
présent au meeting : « Linus venait tout juste d’emménager dans
la Silicon Valley et il expliqua comment il n’avait appris que peu
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ware puisque ce dernier terme est utilisé le plus souvent pour désigner des programmes disponibles gratuitement, mais dont le code
source n’est pas publié.
A posteriori, O’Reilly ne considère pas comme une preuve de
mépris sa décision de ne pas compter Stallman parmi les invités :
« Je n’avais encore jamais rencontré Richard en personne mais,
dans nos échanges de courriels, il s’était montré inflexible et peu
enclin au dialogue. Comme je voulais m’assurer que la tradition
GNU soit représentée lors du meeting, j’ai donc invité John Gilmore et Michael Tiemann, que je connaissais personnellement. Je
savais qu’ils étaient très attachés aux valeurs de la GPL, tout en
se montrant davantage prêts à un échange franc sur les forces et
faiblesses des divers projets et traditions du logiciel libre. Sachant
tout le brouhaha qui s’ensuivrait, je regrette effectivement de ne
pas avoir invité Richard ; et je ne souhaite pas que mon manque
de l’époque soit interprété comme un manque de respect envers le
projet GNU ni envers Richard en personne. »
Au-delà de cette question, O’Reilly et Raymond s’accordent
sur le fait que l’expression open source remporta l’adhésion d’un
nombre tout juste suffisant de participants au congrès pour être
qualifiée de succès. Les présents partagèrent leurs idées et expériences, et discutèrent des moyens d’améliorer l’image du logiciel libre. L’une des préoccupations majeures consistait à trouver
comment en souligner les succès, tout spécialement dans le domaine de l’infrastructure Internet, plutôt que de jouer la carte de
l’opposition entre GNU/Linux et Microsoft Windows. Mais comme
ce fut le cas au cours de la réunion chez VA Research, la discussion dériva bientôt sur les problèmes associés à l’expression « free
software ».
O’Reilly se souvient d’un commentaire de la part de Torvalds,
présent au meeting : « Linus venait tout juste d’emménager dans
la Silicon Valley et il expliqua comment il n’avait appris que peu
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