Richard Stallman et l'open source
médias et du public sur les autres projets méritants qui avaient
incité Netscape à publier Mozilla. « Tous ces gars avaient tant de
choses en commun, que j’étais surpris qu’ils ne se connûssent pas
déjà les uns les autres, raconte O’Reilly. Je voulais aussi montrer
au monde quel impact avait déjà eu la culture du logiciel libre.
En effet, les gens passaient à côté d’une grande partie de cette
tradition. »
Pourtant, en mettant au point la liste des invités, O’Reilly
prit une décision qui allait avoir des conséquences politiques à
long terme. Il décida de restreindre la liste aux développeurs de
la côte ouest comme Larry Wall, créateur de Perl, Eric Allman,
créateur de Sendmail, et Paul Vixie, créateur de Bind. Il y avait
certes des exceptions : Raymond, résident en Pennsylvanie, était
déjà sur place du fait du lancement de Mozilla et fut vite invité,
de même que Guido van Rossum, de Virginie, créateur de Python.
« Frank Willison, mon éditeur en chef et expert de Python dans
l’entreprise, l’invita sans même me demander, se souvient O’Reilly.
J’étais ravi de l’avoir là, mais au début, ce ne devait être qu’un
simple rassemblement local. »
Pour certains, le refus d’inclure le nom de Stallman sur la liste
relevait du plus grand mépris. « J’ai décidé de ne pas y aller à
cause de ça », se souvient Perens. Raymond, qui lui était présent,
dit avoir plaidé la cause de Stallman, sans résultat. La rumeur
prit de l’ampleur, O’Reilly, hôte de l’événement, s’étant publiquement disputé avec son confrère au sujet du copyright des manuels
d’utilisation des logiciels. Selon Stallman, les manuels des logiciels
libres devaient pouvoir être librement copiés et modifiés, ce à quoi
O’Reilly rétorquait qu’un marché à valeur ajoutée pour les livres
permettait d’accroître l’utilité du logiciel libre, le rendant accessible à un public plus vaste.
De plus, tous deux s’étaient opposé à propos du titre de
l’évènement, Stallman insistant pour Free Software au lieu de Free237
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