Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée
de « coût zéro », écartant rapidement toute autre interprétation.
En attendant que les hackers trouvent un moyen de dissiper ce
malentendu, le mouvement pour le logiciel libre était face à une
difficulté, même après l’initiative de Netscape.
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Christine Peterson, dont l’organisation avait pris une part active dans la promotion du logiciel libre, proposa une alternative :
open source.
Rétrospectivement, elle dit avoir pensé à cette expression alors
qu’elle évoquait la décision de Netscape, au cours d’une discussion
avec un ami travaillant dans les relations publiques de l’industrie
du logiciel. À défaut de se rappeler l’origine de ce terme, peut-être
emprunté à un domaine tout autre, elle se souvient très bien que
son ami n’avait pas aimé cette proposition. 8
Durant la réunion, raconte Peterson, la réaction avait été totalement différente : « J’hésitais à suggérer ce terme. Je n’avais
pas vraiment de poids au sein du groupe, alors j’ai commencé à
l’utiliser l’air de rien, sans souligner que c’était une nouvelle expression ». À sa grande surprise, celle-ci reçut bon accueil et à la
fin de l’entrevue, la plupart des gens présents, y compris Raymond,
semblaient l’apprécier.
Ce dernier affirme n’avoir pas utilisé publiquement l’expression
open source pour « logiciel libre » avant la fête inaugurale de Mozilla, à l’occasion de laquelle Tim O’Reilly avait organisé une rencontre autour du logiciel libre. En lui donnant le nom de « Sommet du Freeware », l’organisateur voulait attirer l’attention des
8. Voir Malcolm Maclachlan, « Profit Motive Splits Open Source Movement », TechWeb News (26 Août 1998). http://content.techweb.com/wire/
story/TWB19980824S0012.
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