Richard Stallman et l'open source
Raymond coucha ses observations sur le papier et les mit en
forme dans un discours, qu’il lut rapidement devant un groupe
d’amis et de voisins, dans le comté de Chester, en Pennsylvanie.
Intitulé La cathédrale et le bazar, le texte établissait un contraste
entre le management de type « bazar » initié par Torvalds, et celui
de style « cathédrale », utilisé habituellement. D’après Raymond,
les réactions furent enthousiastes, et elles le furent encore plus au
printemps suivant, lors du Linux Kongress de 1997 qui réunissait
des utilisateurs GNU/Linux allemands.
« Au Kongress, ils se levèrent pour me faire une ovation à la
fin du discours, se rappelle Raymond. J’y ai vu un symbole, pour
deux raisons. D’une part, cela traduisait leur enthousiasme sur le
fond du discours, d’autre part, cet enthousiasme était manifeste
en dépit du fait que le discours ait été prononcé dans une langue
étrangère. »
Raymond finit par convertir ce discours en article, intitulé luiaussi La cathédrale et le bazar. Le texte tirait son nom de l’analogie
centrale de Raymond. Auparavant, les programmes étaient des
« cathédrales », monuments impressionnants dont la construction
était planifiée de façon centralisée, et conçus pour résister aux assauts du temps. À l’opposé, Linux ressemblait davantage à « un
grand bazar bruyant », un projet logiciel développé grâce aux dynamiques floues et décentralisées de l’Internet.
L’article de Raymond associait le style « cathédrale » — que
lui, Stallman et bien d’autres avaient utilisé — tout spécialement
au projet GNU et à Stallman, faisant ainsi glisser l’opposition entre
deux modèles à une opposition entre deux personnes.
Là où Stallman incarnait le modèle classique du bâtisseur de
cathédrale, c’est-à-dire un programmeur « maître » qui pouvait
tâches. Au lieu de réduire les délais, ajouter plus de personnel les allonge. »
Voir [Brooks, 1995].
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Raymond coucha ses observations sur le papier et les mit en
forme dans un discours, qu’il lut rapidement devant un groupe
d’amis et de voisins, dans le comté de Chester, en Pennsylvanie.
Intitulé La cathédrale et le bazar, le texte établissait un contraste
entre le management de type « bazar » initié par Torvalds, et celui
de style « cathédrale », utilisé habituellement. D’après Raymond,
les réactions furent enthousiastes, et elles le furent encore plus au
printemps suivant, lors du Linux Kongress de 1997 qui réunissait
des utilisateurs GNU/Linux allemands.
« Au Kongress, ils se levèrent pour me faire une ovation à la
fin du discours, se rappelle Raymond. J’y ai vu un symbole, pour
deux raisons. D’une part, cela traduisait leur enthousiasme sur le
fond du discours, d’autre part, cet enthousiasme était manifeste
en dépit du fait que le discours ait été prononcé dans une langue
étrangère. »
Raymond finit par convertir ce discours en article, intitulé luiaussi La cathédrale et le bazar. Le texte tirait son nom de l’analogie
centrale de Raymond. Auparavant, les programmes étaient des
« cathédrales », monuments impressionnants dont la construction
était planifiée de façon centralisée, et conçus pour résister aux assauts du temps. À l’opposé, Linux ressemblait davantage à « un
grand bazar bruyant », un projet logiciel développé grâce aux dynamiques floues et décentralisées de l’Internet.
L’article de Raymond associait le style « cathédrale » — que
lui, Stallman et bien d’autres avaient utilisé — tout spécialement
au projet GNU et à Stallman, faisant ainsi glisser l’opposition entre
deux modèles à une opposition entre deux personnes.
Là où Stallman incarnait le modèle classique du bâtisseur de
cathédrale, c’est-à-dire un programmeur « maître » qui pouvait
tâches. Au lieu de réduire les délais, ajouter plus de personnel les allonge. »
Voir [Brooks, 1995].
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