Richard Stallman et l'open source
fameuse sortie de Torvalds. En revanche, il se souvient avoir été par
la suite piqué au vif par l’effronterie tant acclamée du Finlandais.
« Dans la documentation de Linux, on trouvait un passage qui
incitait les gens à imprimer les standards de codage GNU pour
ensuite les déchirer, cite par exemple Stallman. Si on y regarde
de plus près, la partie avec laquelle il n’était pas d’accord était
en fait la moins importante : la recommandation sur la manière
d’indenter le code C. »
Et d’ajouter : « Qu’il ne soit pas d’accord avec certaines de
nos conventions, ce n’est pas un problème… mais il a choisi une
manière étonnamment méchante pour le faire savoir. Il aurait pu
dire simplement : ‘Voilà comment je pense qu’il faut mettre en
forme le code’. Parfait. Je ne vois pas pourquoi il devrait y avoir
matière à hostilité ici. »
] ] ]
Pour Raymond, l’accueil chaleureux réservé aux propos de Torvalds par les autres hackers ne fit que confirmer ses soupçons. La
séparation entre les développeurs de Linux et ceux de GNU était
essentiellement générationelle. Un grand nombre de programmeurs
Linux, comme Torvalds, avaient grandi dans un monde dominé par
le logiciel privateur. Ils avaient commencé à contribuer au logiciel
libre sans percevoir le caractère illégitime des logiciels non libres.
Ainsi, pour la plupart d’entre eux, seule la commodité
d’utilisation comptait. À moins qu’un logiciel ne soit techniquement inférieur, ils ne voyaient pas pourquoi le refuser pour de
simples raisons de licence. Un jour, les hackers finiraient par mettre
au point une alternative libre à Powerpoint. Mais en attendant,
pourquoi critiquer Microsoft ou PowerPoint, et pourquoi ne pas
utiliser ce logiciel ?
229
fameuse sortie de Torvalds. En revanche, il se souvient avoir été par
la suite piqué au vif par l’effronterie tant acclamée du Finlandais.
« Dans la documentation de Linux, on trouvait un passage qui
incitait les gens à imprimer les standards de codage GNU pour
ensuite les déchirer, cite par exemple Stallman. Si on y regarde
de plus près, la partie avec laquelle il n’était pas d’accord était
en fait la moins importante : la recommandation sur la manière
d’indenter le code C. »
Et d’ajouter : « Qu’il ne soit pas d’accord avec certaines de
nos conventions, ce n’est pas un problème… mais il a choisi une
manière étonnamment méchante pour le faire savoir. Il aurait pu
dire simplement : ‘Voilà comment je pense qu’il faut mettre en
forme le code’. Parfait. Je ne vois pas pourquoi il devrait y avoir
matière à hostilité ici. »
] ] ]
Pour Raymond, l’accueil chaleureux réservé aux propos de Torvalds par les autres hackers ne fit que confirmer ses soupçons. La
séparation entre les développeurs de Linux et ceux de GNU était
essentiellement générationelle. Un grand nombre de programmeurs
Linux, comme Torvalds, avaient grandi dans un monde dominé par
le logiciel privateur. Ils avaient commencé à contribuer au logiciel
libre sans percevoir le caractère illégitime des logiciels non libres.
Ainsi, pour la plupart d’entre eux, seule la commodité
d’utilisation comptait. À moins qu’un logiciel ne soit techniquement inférieur, ils ne voyaient pas pourquoi le refuser pour de
simples raisons de licence. Un jour, les hackers finiraient par mettre
au point une alternative libre à Powerpoint. Mais en attendant,
pourquoi critiquer Microsoft ou PowerPoint, et pourquoi ne pas
utiliser ce logiciel ?
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