Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée
« Je me rappelle que bien après que Stallman ait publié le
Manifeste GNU, GNU Emacs et GCC, j’avais lu un article disant
qu’il travaillait comme consultant pour Intel, dit Perens, évoquant
son premier accrochage avec Stallman à la fin des années 1980. Je
lui ai écrit pour lui demander comment il pouvait défendre les
logiciels libres d’un côté et travailler pour Intel de l’autre. Il m’a
répondu : ‘Je travaille en tant que consultant pour produire des
logiciels libres’. Il était parfaitement courtois et j’ai pensé que sa
réponse était parfaitement logique. »
En revanche, Perens, éminent développeur Debian, assistait
avec consternation aux batailles opposant Stallman et Murdock
au sujet de la conception de Debian. Dès son accession à la tête
de l’équipe de développement, il prit la décision de mettre de la
distance entre Debian et la FSF. « Je ne voulais pas que Richard
ait son mot à dire sur la moindre de nos décisions », explique-t-il.
Selon lui, Stallman fut pris de court par la décision, mais eut la
sagesse de s’en accomoder : « Il a laissé les choses se calmer, puis
a envoyé un message comme quoi nous avions vraiment besoin
d’être en relation. Il a demandé que nous appelions le système
GNU/Linux, et en est resté là. Cela m’a semblé convenable et j’ai
accepté. J’ai pris seul cette décision. Tout le monde a soupiré de
soulagement. »
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Petit à petit, Debian allait se forger une réputation de « version hacker » de GNU/Linux, aux côtés de Slackware, autre distribution populaire née à la même période en 1993-94. Cependant,
Slackware contenait des programmes non libres et Debian, après
sa séparation d’avec le projet GNU, l’imita 13 . Bien que signalés
13. En juin 1996, Debian Buzz contenait le programme non libre Netscape
3.1, dans sa section Contrib.
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