GNU/Linux
la version de Debian soit estampillée « GNU/Linux ». « Elle traduisait davantage la recherche d’une unité que celle d’une reconnaissance », déclare-t-il.
Des demandes de nature plus technique s’ensuivirent. Or, bien
que Murdock eût été arrangeant sur les questions d’ordre politique, il se montra plus ferme au sujet de la structure et du modèle de développement du logiciel. Ce qui avait commencé comme
une démonstration de solidarité devint rapidement un désaccord
permanent.
« Ah pour ça, j’ai eu ma part d’oppositions avec lui, assure
Murdock en riant. En toute honnêteté, Richard est une personne
avec qui il peut être assez difficile de travailler. » Le principal différend portait sur le débogage. Stallman voulait inclure des informations de débogage dans tous les programmes exécutables, de manière à permettre aux utilisateurs/développeurs d’identifier immédiatement les bogues qu’ils auraient pu rencontrer. Au contraire,
Murdock estimait que cela rendrait le système de fichiers trop volumineux et affecterait la distribution. Or aucun des deux n’était
disposé à changer d’avis.
] ] ]
En 1996, ayant obtenu son diplôme à l’université de Purdue,
Murdock décida de passer les rênes du projet Debian, alors en plein
essor. Il avait déjà cédé les tâches administratives à Bruce Perens,
qui était bien connu pour son travail sur Electric Fence 12 . Perens,
tout comme Murdock, était un programmeur Unix tombé amoureux de GNU/Linux sitôt que ses propriétés Unix furent devenues
manifestes. Et tout comme Murdock, Perens sympathisa avec les
objectifs politiques de Stallman et de la FSF, quoique de plus loin.
12. Sur Electric Fence, cf. note chap. 9.
219
la version de Debian soit estampillée « GNU/Linux ». « Elle traduisait davantage la recherche d’une unité que celle d’une reconnaissance », déclare-t-il.
Des demandes de nature plus technique s’ensuivirent. Or, bien
que Murdock eût été arrangeant sur les questions d’ordre politique, il se montra plus ferme au sujet de la structure et du modèle de développement du logiciel. Ce qui avait commencé comme
une démonstration de solidarité devint rapidement un désaccord
permanent.
« Ah pour ça, j’ai eu ma part d’oppositions avec lui, assure
Murdock en riant. En toute honnêteté, Richard est une personne
avec qui il peut être assez difficile de travailler. » Le principal différend portait sur le débogage. Stallman voulait inclure des informations de débogage dans tous les programmes exécutables, de manière à permettre aux utilisateurs/développeurs d’identifier immédiatement les bogues qu’ils auraient pu rencontrer. Au contraire,
Murdock estimait que cela rendrait le système de fichiers trop volumineux et affecterait la distribution. Or aucun des deux n’était
disposé à changer d’avis.
] ] ]
En 1996, ayant obtenu son diplôme à l’université de Purdue,
Murdock décida de passer les rênes du projet Debian, alors en plein
essor. Il avait déjà cédé les tâches administratives à Bruce Perens,
qui était bien connu pour son travail sur Electric Fence 12 . Perens,
tout comme Murdock, était un programmeur Unix tombé amoureux de GNU/Linux sitôt que ses propriétés Unix furent devenues
manifestes. Et tout comme Murdock, Perens sympathisa avec les
objectifs politiques de Stallman et de la FSF, quoique de plus loin.
12. Sur Electric Fence, cf. note chap. 9.
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