Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée
Afin de préserver l’unité, Stallman demanda aux responsables
de développement de faire eux-mêmes le travail qui aurait dû incomber aux auteurs des modifications. Dans la plupart des cas,
la tâche était envisageable, mais pas dans celui de Glibc. Abréviation de GNU C Library, Glibc est le paquet qui permet à tous
les programmes d’adresser des « appels système » au noyau, en
l’occurrence Linux. En effet, tout programme utilisateur, sur un
système de type Unix, ne communique avec le noyau qu’à travers
la bibliothèque C.
Les modifications visant à faire fonctionner Glibc comme canal
de communication entre Linux et tous les autres programmes du
système étaient importantes et ciblées, écrites sans tenir compte de
leurs conséquences possibles une fois portées sur d’autres platesformes. Pour le responsable de Glibc, le travail de nettoyage avait
de quoi faire peur. Dès lors, la FSF préféra le payer presque une année durant pour réimplémenter ces changements à partir de zéro,
et livrer une version 6 de Glibc « clé en main » pour GNU/Linux.
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Murdock rapporte que c’est la raison qui aurait précipité Stallman à vouloir à tout prix ajouter le préfixe GNU lorsque Debian
publia sa distribution logicielle. « Depuis, le fork a réintégré la
branche initiale. Mais, à l’époque, grande était l’inquiétude dans
la communauté GNU de voir la communauté Linux faire bande à
part, au risque d’aggraver la désunion. »
Si certains considéraient qu’assimiler la combinaison de GNU
et de Linux à une « variante » de GNU était faire preuve d’avidité
politique, Murdock, déjà sympathisant de la cause des logiciels
libres, jugea honnête la requête de Stallman demandant à ce que
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