GNU/Linux
avait donné naissance à une version parallèle, Lucid Emacs, ainsi
qu’à un amer ressentiment 11 .
Plusieurs des principaux paquets GNU avaient ainsi donné
lieu très rapidement à des forks. Au début, Stallman considérait
ces forks comme le produit de l’impatience des développeurs. À
l’opposé de la dynamique rapide et informelle de l’équipe en charge
de Linux, les mainteneurs du code source de GNU tendaient à
être plus lents et circonspects avec des changements susceptibles
d’affecter la viabilité à long terme d’un programme. De plus, ils
n’hésitaient pas à critiquer sévèrement le code des autres. Avec le
temps, à la lecture des courriels envoyés par les développeurs de
Linux, Stallman commença à réaliser qu’au fond, peu d’entre eux
avaient vraiment conscience du projet GNU et de ses objectifs.
« Nous avons découvert que les gens qui se targuaient d’être
des « utilisateurs de Linux » se moquaient bien du projet GNU,
exprime Stallman. ‘Pourquoi devrais-je m’embêter à faire tout ça ?
disaient-ils. Je n’ai que faire du projet GNU, puisque ça [le programme] marche pour moi. Ça marche pour nous, utilisateurs de
Linux, et c’est tout ce qui compte à nos yeux.’ C’était vraiment
étonnant, que ces personnes utilisant pour l’essentiel une variante
du système GNU s’en soucient si peu. Ils se souciaient de GNU
encore moins que quiconque ! »
Abusés par leur propre habitude d’appeler la combinaison des
deux programmes « Linux », ils ne se rendaient pas compte que
leur système tenait plus de GNU que de Linux.
11. Jamie Zawinski, un ancien programmeur de Lucid, qui passa ensuite
à la tête de l’équipe de développement de Mozilla, possède un site Internet
documentant le fork Lucid/GNU Emacs, intitulé « The Lemacs/FSFmacs
Schism » : http://www.jwz.org/doc/lemacs.html. La réponse de Stallman se
trouve sur son site personnel, dans l’article intitulé « The origin of XEmacs » :
http://stallman.org/articles/xemacs.origin.
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avait donné naissance à une version parallèle, Lucid Emacs, ainsi
qu’à un amer ressentiment 11 .
Plusieurs des principaux paquets GNU avaient ainsi donné
lieu très rapidement à des forks. Au début, Stallman considérait
ces forks comme le produit de l’impatience des développeurs. À
l’opposé de la dynamique rapide et informelle de l’équipe en charge
de Linux, les mainteneurs du code source de GNU tendaient à
être plus lents et circonspects avec des changements susceptibles
d’affecter la viabilité à long terme d’un programme. De plus, ils
n’hésitaient pas à critiquer sévèrement le code des autres. Avec le
temps, à la lecture des courriels envoyés par les développeurs de
Linux, Stallman commença à réaliser qu’au fond, peu d’entre eux
avaient vraiment conscience du projet GNU et de ses objectifs.
« Nous avons découvert que les gens qui se targuaient d’être
des « utilisateurs de Linux » se moquaient bien du projet GNU,
exprime Stallman. ‘Pourquoi devrais-je m’embêter à faire tout ça ?
disaient-ils. Je n’ai que faire du projet GNU, puisque ça [le programme] marche pour moi. Ça marche pour nous, utilisateurs de
Linux, et c’est tout ce qui compte à nos yeux.’ C’était vraiment
étonnant, que ces personnes utilisant pour l’essentiel une variante
du système GNU s’en soucient si peu. Ils se souciaient de GNU
encore moins que quiconque ! »
Abusés par leur propre habitude d’appeler la combinaison des
deux programmes « Linux », ils ne se rendaient pas compte que
leur système tenait plus de GNU que de Linux.
11. Jamie Zawinski, un ancien programmeur de Lucid, qui passa ensuite
à la tête de l’équipe de développement de Mozilla, possède un site Internet
documentant le fork Lucid/GNU Emacs, intitulé « The Lemacs/FSFmacs
Schism » : http://www.jwz.org/doc/lemacs.html. La réponse de Stallman se
trouve sur son site personnel, dans l’article intitulé « The origin of XEmacs » :
http://stallman.org/articles/xemacs.origin.
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