GNU/Linux
La démarche de Stallman consistant à ajouter le préfixe
« GNU » fut interprétée par certains comme une quête tardive
de reconnaissance, qu’il l’eût méritée ou non. Murdock, lui, considérait les choses différemment. Il y vit plutôt une tentative d’agir
face à la tension grandissante entre les développeurs du projet
GNU et ceux qui adaptaient les programmes GNU au noyau Linux. « On était au bord de la rupture, évoque-t-il. Richard était
inquiet. »
] ] ]
Dès 1990, un « responsable du développement » était désigné
pour chaque programme GNU. Certains programmes tournaient
sur de nombreux systèmes différents, et les utilisateurs proposaient souvent des changements pour les porter sur de nouveaux
systèmes. Cependant, ne connaissant souvent que leur propre système, ceux-ci ne cherchaient pas spécialement à garder le code
propre pour qu’il reste portable facilement sur d’autres systèmes.
Prendre en charge un nouveau système tout en gardant le code
compréhensible — pour être maintenu de façon fiable pour tous
les systèmes — demandait donc la récriture d’une bonne partie
des modifications.
Le responsable d’un programme était ainsi chargé d’évaluer les
modifications des auteurs/utilisateurs et de leur expliquer comment reprendre certaines parties du portage. Généralement, ces
derniers étaient très empressés à s’exécuter, pour voir leurs modifications intégrées à la version standard. Enfin, le responsable
incorporait le code ainsi retravaillé, qui serait désormais pris en
compte dans la maintenance du programme. Pour certains programmes, ce processus s’était répété des dizaines de fois, pour
autant de systèmes différents.
215
La démarche de Stallman consistant à ajouter le préfixe
« GNU » fut interprétée par certains comme une quête tardive
de reconnaissance, qu’il l’eût méritée ou non. Murdock, lui, considérait les choses différemment. Il y vit plutôt une tentative d’agir
face à la tension grandissante entre les développeurs du projet
GNU et ceux qui adaptaient les programmes GNU au noyau Linux. « On était au bord de la rupture, évoque-t-il. Richard était
inquiet. »
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Dès 1990, un « responsable du développement » était désigné
pour chaque programme GNU. Certains programmes tournaient
sur de nombreux systèmes différents, et les utilisateurs proposaient souvent des changements pour les porter sur de nouveaux
systèmes. Cependant, ne connaissant souvent que leur propre système, ceux-ci ne cherchaient pas spécialement à garder le code
propre pour qu’il reste portable facilement sur d’autres systèmes.
Prendre en charge un nouveau système tout en gardant le code
compréhensible — pour être maintenu de façon fiable pour tous
les systèmes — demandait donc la récriture d’une bonne partie
des modifications.
Le responsable d’un programme était ainsi chargé d’évaluer les
modifications des auteurs/utilisateurs et de leur expliquer comment reprendre certaines parties du portage. Généralement, ces
derniers étaient très empressés à s’exécuter, pour voir leurs modifications intégrées à la version standard. Enfin, le responsable
incorporait le code ainsi retravaillé, qui serait désormais pris en
compte dans la maintenance du programme. Pour certains programmes, ce processus s’était répété des dizaines de fois, pour
autant de systèmes différents.
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