GNU/Linux
hui et une version de Debian propose Hurd comme noyau à la place
de Linux : Debian GNU/Hurd. Sur l'histoire de Hurd, on peut se
référer à : http://www.gnu.org/software/Hurd/history.html. Pour
en apprendre plus sur Mach : http://www.cs.cmu.edu/afs/cs.cmu.
edu/project/mach/public/www/mach.html.
] ] ]
En cette année 1993, l’incapacité du projet GNU à fournir un
noyau fonctionnel entraînait de nombreux problèmes, aussi bien
au sein même du projet que dans le mouvement du logiciel libre
en général. Dans un article du magazine Wired paru au mois de
mars, Simson Garfinkel décrivait le projet GNU comme s’étant
« enlisé », en dépit du succès de ses nombreux outils 4 .
Les membres du projet et de l’institution sans but lucratif qu’était la Free Software Foundation se souviennent que
l’atmosphère était encore pire que ne le laissait entendre l’article
de Simson Garfinkel. « Il était très clair, pour moi au moins à
cette époque, qu’il y avait une fenêtre ouverte pour l’introduction
d’un nouveau système d’exploitation, témoigne Chassell. Et dès
l’instant où celle-ci serait refermée, les gens s’en désintéresseraient.
Et c’est exactement cela qui a fini par se produire. » 5
4. Garfinkel, 1993
5. La préoccupation de Chassell au sujet d’une « fenêtre » de trentesix mois qui allait se refermer pour le lancement d’un nouveau système
d’exploitation ne se limitait pas au projet GNU. Au début des années 1990, le
développement des versions libres de la Berkeley Software Distribution était
entravé par les poursuites intentées par Unix System Laboratories, restreignant la distribution des logiciels dérivés de BSD. Alors que de nombreux
utilisateurs considèrent les dérivées de BSD, comme FreeBSD et OpenBSD,
209
hui et une version de Debian propose Hurd comme noyau à la place
de Linux : Debian GNU/Hurd. Sur l'histoire de Hurd, on peut se
référer à : http://www.gnu.org/software/Hurd/history.html. Pour
en apprendre plus sur Mach : http://www.cs.cmu.edu/afs/cs.cmu.
edu/project/mach/public/www/mach.html.
] ] ]
En cette année 1993, l’incapacité du projet GNU à fournir un
noyau fonctionnel entraînait de nombreux problèmes, aussi bien
au sein même du projet que dans le mouvement du logiciel libre
en général. Dans un article du magazine Wired paru au mois de
mars, Simson Garfinkel décrivait le projet GNU comme s’étant
« enlisé », en dépit du succès de ses nombreux outils 4 .
Les membres du projet et de l’institution sans but lucratif qu’était la Free Software Foundation se souviennent que
l’atmosphère était encore pire que ne le laissait entendre l’article
de Simson Garfinkel. « Il était très clair, pour moi au moins à
cette époque, qu’il y avait une fenêtre ouverte pour l’introduction
d’un nouveau système d’exploitation, témoigne Chassell. Et dès
l’instant où celle-ci serait refermée, les gens s’en désintéresseraient.
Et c’est exactement cela qui a fini par se produire. » 5
4. Garfinkel, 1993
5. La préoccupation de Chassell au sujet d’une « fenêtre » de trentesix mois qui allait se refermer pour le lancement d’un nouveau système
d’exploitation ne se limitait pas au projet GNU. Au début des années 1990, le
développement des versions libres de la Berkeley Software Distribution était
entravé par les poursuites intentées par Unix System Laboratories, restreignant la distribution des logiciels dérivés de BSD. Alors que de nombreux
utilisateurs considèrent les dérivées de BSD, comme FreeBSD et OpenBSD,
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