Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée
L’un des premiers entrepreneurs à saisir ce concept fut Michael
Tiemann, un développeur étudiant à l’université de Stanford. Durant les années 1980, Tiemann avait suivi le projet GNU comme
un amateur de jazz suivait son artiste préféré. Ce n’est qu’avec
la publication en 1987 du compilateur C GNU, dit GCC, qu’il
commença toutefois à mesurer le plein potentiel du logiciel libre.
Définissant GCC comme une « bombe », Tiemann voyait ce logiciel comme la preuve, dans le domaine de la programmation, de
la détermination de Stallman.
« Tout comme chaque écrivain rêve d’écrire le grand roman
américain, chaque programmeur des années 1980 parlait d’écrire le
grand compilateur américain, se souvient Tiemman. Tout à coup,
Stallman l’a fait. C’était une leçon d’humilité. »
« On pourrait parler de single point of failure 13 pour GCC,
renchérit Bostic. Personne n’avait de compilateur à l’époque, avant
l’arrivée de GCC. »
Plutôt que de concurrencer Stallman, Tiemann décida de
construire à partir de son travail. La version originelle de GCC
pesait cent dix mille lignes de code, mais Tiemann se souvient
du code comme étant étonnamment facile à comprendre. Si facile en fait qu’il rapporte avoir eu besoin de moins de cinq jours
pour le maîtriser, et une semaine supplémentaire pour le porter
sur une nouvelle plate-forme matérielle, le microprocesseur National Semiconductor 32032. L’année suivante, il se mit à jouer avec
le code source, créant le premier compilateur « natif » pour le langage C++ — en étendant GCC pour qu’il supporte aussi bien le
C++ que le C 14 . Un jour, au cours d’un exposé aux laboratoires
13. (SPOF). En sécurité informatique, élément qui, s'il s'écroule, fait s'écrouler l'ensemble.
14. L’implémentation existante, et non libre, du langage C++ fonctionnait
par conversion du code en langage C, et envoi du résultat vers un compilateur C.
188
L’un des premiers entrepreneurs à saisir ce concept fut Michael
Tiemann, un développeur étudiant à l’université de Stanford. Durant les années 1980, Tiemann avait suivi le projet GNU comme
un amateur de jazz suivait son artiste préféré. Ce n’est qu’avec
la publication en 1987 du compilateur C GNU, dit GCC, qu’il
commença toutefois à mesurer le plein potentiel du logiciel libre.
Définissant GCC comme une « bombe », Tiemann voyait ce logiciel comme la preuve, dans le domaine de la programmation, de
la détermination de Stallman.
« Tout comme chaque écrivain rêve d’écrire le grand roman
américain, chaque programmeur des années 1980 parlait d’écrire le
grand compilateur américain, se souvient Tiemman. Tout à coup,
Stallman l’a fait. C’était une leçon d’humilité. »
« On pourrait parler de single point of failure 13 pour GCC,
renchérit Bostic. Personne n’avait de compilateur à l’époque, avant
l’arrivée de GCC. »
Plutôt que de concurrencer Stallman, Tiemann décida de
construire à partir de son travail. La version originelle de GCC
pesait cent dix mille lignes de code, mais Tiemann se souvient
du code comme étant étonnamment facile à comprendre. Si facile en fait qu’il rapporte avoir eu besoin de moins de cinq jours
pour le maîtriser, et une semaine supplémentaire pour le porter
sur une nouvelle plate-forme matérielle, le microprocesseur National Semiconductor 32032. L’année suivante, il se mit à jouer avec
le code source, créant le premier compilateur « natif » pour le langage C++ — en étendant GCC pour qu’il supporte aussi bien le
C++ que le C 14 . Un jour, au cours d’un exposé aux laboratoires
13. (SPOF). En sécurité informatique, élément qui, s'il s'écroule, fait s'écrouler l'ensemble.
14. L’implémentation existante, et non libre, du langage C++ fonctionnait
par conversion du code en langage C, et envoi du résultat vers un compilateur C.
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