Genèse de la Licence publique générale de GNU (GNU GPL)
ou libres. Ce travail impliquait souvent de devoir téléphoner aux
auteurs des logiciels pour vérifier si leurs programmes étaient protégés par copyright ou s’ils avaient été publiés dans le domaine public. Vers 1989, Morin remarqua que les meilleurs logiciels étaient
généralement sous licence GPL. « En tant que distributeur de logiciels, dès que je voyais la mention GPL, je savais que c’était bon »,
se souvient-il.
Pour compenser les efforts engagés à compiler des enregistrements pour le groupe d’utilisateurs Sun, Morin demandait un peu
d’argent aux destinataires. Or, avec les logiciels passant massivement sous GPL, il mettait subitement deux fois moins de temps à
assembler les logiciels, faisant même un peu de profit au passage.
Voyant une opportunité commerciale dans son hobby, il en fit une
entreprise qu’il baptisa Prime Time Freeware.
De telles exploitations commerciales s’inscrivaient parfaitement dans le cadre du développement du logiciel libre. « Quand
nous parlons de logiciel libre, nous nous référons à la liberté, pas à
la gratuité », prévient Stallman dans le préambule de la GPL. Logique qu’il résumait, à la fin des années 1980, par un simple moyen
mnémotechnique pour résoudre l’ambiguïté du mot anglais free :
« Don’t think free as in free beer ; think free as in free speech. » 12
Pour la plupart, les entreprises ignorèrent les sollicitations de
Stallman. Cependant, pour quelques entrepreneurs, la liberté associée au logiciel libre était la même que celle associée aux marchés
libres. En retirant la propriété logicielle de l’équation commerciale,
on obtenait en effet une situation où même la plus petite des sociétés de logiciels était en mesure de rivaliser avec les IBM et les
DEC du monde entier.
] ] ]
12. « Pensez à ‘libre’ comme dans ‘liberté d’expression’, pas comme dans
‘bière gratuite’ ». L’ambiguïté n’existe pas en français.
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ou libres. Ce travail impliquait souvent de devoir téléphoner aux
auteurs des logiciels pour vérifier si leurs programmes étaient protégés par copyright ou s’ils avaient été publiés dans le domaine public. Vers 1989, Morin remarqua que les meilleurs logiciels étaient
généralement sous licence GPL. « En tant que distributeur de logiciels, dès que je voyais la mention GPL, je savais que c’était bon »,
se souvient-il.
Pour compenser les efforts engagés à compiler des enregistrements pour le groupe d’utilisateurs Sun, Morin demandait un peu
d’argent aux destinataires. Or, avec les logiciels passant massivement sous GPL, il mettait subitement deux fois moins de temps à
assembler les logiciels, faisant même un peu de profit au passage.
Voyant une opportunité commerciale dans son hobby, il en fit une
entreprise qu’il baptisa Prime Time Freeware.
De telles exploitations commerciales s’inscrivaient parfaitement dans le cadre du développement du logiciel libre. « Quand
nous parlons de logiciel libre, nous nous référons à la liberté, pas à
la gratuité », prévient Stallman dans le préambule de la GPL. Logique qu’il résumait, à la fin des années 1980, par un simple moyen
mnémotechnique pour résoudre l’ambiguïté du mot anglais free :
« Don’t think free as in free beer ; think free as in free speech. » 12
Pour la plupart, les entreprises ignorèrent les sollicitations de
Stallman. Cependant, pour quelques entrepreneurs, la liberté associée au logiciel libre était la même que celle associée aux marchés
libres. En retirant la propriété logicielle de l’équation commerciale,
on obtenait en effet une situation où même la plus petite des sociétés de logiciels était en mesure de rivaliser avec les IBM et les
DEC du monde entier.
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12. « Pensez à ‘libre’ comme dans ‘liberté d’expression’, pas comme dans
‘bière gratuite’ ». L’ambiguïté n’existe pas en français.
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