Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée
sérieux avec lequel il lance ses blagues. La plupart de ses blagues
arrivent furtivement, sans même l’indice d’un mouvement de sourcil ou l’esquisse d’un sourire, au point qu’on en vient presque à se
demander si Stallman ne rit pas plus de son public que ce dernier
ne rit de lui.
En voyant les membres du MHPCC s’esclaffer devant la parodie de Saint IGNUcius, ces considérations s’évaporent. Bien que
n’étant pas à proprement parler une bête de scène, Stallman a
de toute évidence ce qu’il faut pour tenir en haleine une salle
pleine d’ingénieurs. « Être un saint dans l’église d’Emacs ne requiert pas le célibat, mais de s’engager à une vie de pureté morale,
explique-t-il au public de Maui. Vous devez exorciser les systèmes
d’exploitation diaboliques de tous vos ordinateurs et en installer
un purement et saintement libre. Vous ne devrez ensuite installer
que des logiciels libres sur cette première base. Si vous suivez cette
discipline pour la vie, alors vous serez un saint de l’église d’Emacs,
et vous pourrez peut-être même avoir une auréole. »
] ] ]
Le sketch de Saint IGNUcius s’achève sur une brève blague à
l’attention des initiés. Sur la plupart des systèmes Unix et dérivés, le premier programme concurrent d’Emacs est Vi, que l’on
prononce « vi-aïe », un éditeur de texte développé par l’ancien
étudiant de l’UC Berkeley, actuellement ingénieur en chef de Sun
Microsystems, Bill Joy. Avant de reposer son auréole, Stallman se
moque du logiciel rival.
« Les gens me demandent parfois si c’est un péché dans l’église
d’Emacs d’utiliser Vi, dit-il. Utiliser une version libre de Vi n’est
pas un péché, c’est une pénitence. Alors bon hack. » 9
9. La liturgie de l’Église d’Emacs a évolué depuis 2001. Les utilisateurs
peuvent rejoindre l’Église en récitant la Profession de foi : « Il n’y a pas
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sérieux avec lequel il lance ses blagues. La plupart de ses blagues
arrivent furtivement, sans même l’indice d’un mouvement de sourcil ou l’esquisse d’un sourire, au point qu’on en vient presque à se
demander si Stallman ne rit pas plus de son public que ce dernier
ne rit de lui.
En voyant les membres du MHPCC s’esclaffer devant la parodie de Saint IGNUcius, ces considérations s’évaporent. Bien que
n’étant pas à proprement parler une bête de scène, Stallman a
de toute évidence ce qu’il faut pour tenir en haleine une salle
pleine d’ingénieurs. « Être un saint dans l’église d’Emacs ne requiert pas le célibat, mais de s’engager à une vie de pureté morale,
explique-t-il au public de Maui. Vous devez exorciser les systèmes
d’exploitation diaboliques de tous vos ordinateurs et en installer
un purement et saintement libre. Vous ne devrez ensuite installer
que des logiciels libres sur cette première base. Si vous suivez cette
discipline pour la vie, alors vous serez un saint de l’église d’Emacs,
et vous pourrez peut-être même avoir une auréole. »
] ] ]
Le sketch de Saint IGNUcius s’achève sur une brève blague à
l’attention des initiés. Sur la plupart des systèmes Unix et dérivés, le premier programme concurrent d’Emacs est Vi, que l’on
prononce « vi-aïe », un éditeur de texte développé par l’ancien
étudiant de l’UC Berkeley, actuellement ingénieur en chef de Sun
Microsystems, Bill Joy. Avant de reposer son auréole, Stallman se
moque du logiciel rival.
« Les gens me demandent parfois si c’est un péché dans l’église
d’Emacs d’utiliser Vi, dit-il. Utiliser une version libre de Vi n’est
pas un péché, c’est une pénitence. Alors bon hack. » 9
9. La liturgie de l’Église d’Emacs a évolué depuis 2001. Les utilisateurs
peuvent rejoindre l’Église en récitant la Profession de foi : « Il n’y a pas
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