Sur scène avec Saint Ignucius
Stallman est en désaccord avec l’analyse de Raymond. « Ce
n’est qu’une façon de rire de moi-même, dit-il. Si certains y voient
plus que cela, cela reflète leurs intentions, pas les miennes. »
Cela dit, l’homme avoue aimer être en représentation. « Vous
plaisantez ? dit-il à un moment. J’adore attirer l’attention ». Pour
cela, il s’est inscrit un jour à Toastmaster, une organisation qui
aide ses membres à améliorer la façon dont ils parlent en public —
Stallman la recommande vivement. Il possède une présence scénique qui rendrait jaloux la plupart des acteurs et rappelle à sa
façon un ancien acteur de variétés. Quelques jours après la présentation au MHPCC, je fis allusion à sa prestation à LinuxWorld
1999, et lui demandai s’il avait le complexe de Groucho Marx —
c’est-à-dire la réticence à faire partie de tout club qui aimerait
l’avoir comme l’un de ses membres. La réponse de Stallman est
immédiate : « Non, mais j’admire Groucho Marx pour de nombreuses raisons. Il m’a sûrement inspiré quelque part. Mais j’ai
aussi été influencé par Harpo sur d’autres points. »
Williams se fourvoie en donnant une interprétation psychologique à cette célèbre phrase de Groucho. Cette phrase vise les nombreux clubs ouvertement antisémites qui refusaient de l’admettre
parmi leurs membres. Je l’ignorais aussi jusqu’à ce que ma mère
me l’apprenne. Williams et moi avons grandi à une époque où la bigoterie était moins tolérée et où il n’était plus nécessaire de recourir
à l’humour pour en faire la critique.
L’influence de Groucho Marx est évidente dans le goût qu’il a
toujours eu pour les calembours — qu’il partage, encore une fois,
avec la plupart des hackers.
L’aspect de la personnalité de Stallman le rapprochant le plus
de Groucho Marx est sans doute son talent de pince-sans-rire, et le
167
Stallman est en désaccord avec l’analyse de Raymond. « Ce
n’est qu’une façon de rire de moi-même, dit-il. Si certains y voient
plus que cela, cela reflète leurs intentions, pas les miennes. »
Cela dit, l’homme avoue aimer être en représentation. « Vous
plaisantez ? dit-il à un moment. J’adore attirer l’attention ». Pour
cela, il s’est inscrit un jour à Toastmaster, une organisation qui
aide ses membres à améliorer la façon dont ils parlent en public —
Stallman la recommande vivement. Il possède une présence scénique qui rendrait jaloux la plupart des acteurs et rappelle à sa
façon un ancien acteur de variétés. Quelques jours après la présentation au MHPCC, je fis allusion à sa prestation à LinuxWorld
1999, et lui demandai s’il avait le complexe de Groucho Marx —
c’est-à-dire la réticence à faire partie de tout club qui aimerait
l’avoir comme l’un de ses membres. La réponse de Stallman est
immédiate : « Non, mais j’admire Groucho Marx pour de nombreuses raisons. Il m’a sûrement inspiré quelque part. Mais j’ai
aussi été influencé par Harpo sur d’autres points. »
Williams se fourvoie en donnant une interprétation psychologique à cette célèbre phrase de Groucho. Cette phrase vise les nombreux clubs ouvertement antisémites qui refusaient de l’admettre
parmi leurs membres. Je l’ignorais aussi jusqu’à ce que ma mère
me l’apprenne. Williams et moi avons grandi à une époque où la bigoterie était moins tolérée et où il n’était plus nécessaire de recourir
à l’humour pour en faire la critique.
L’influence de Groucho Marx est évidente dans le goût qu’il a
toujours eu pour les calembours — qu’il partage, encore une fois,
avec la plupart des hackers.
L’aspect de la personnalité de Stallman le rapprochant le plus
de Groucho Marx est sans doute son talent de pince-sans-rire, et le
167
