Sur scène avec Saint Ignucius
programmes non libres privent de liberté ; ceux qui veulent rester
libres doivent donc les rejeter.
] ] ]
Stallman présente son raisonnement comme un choix personnel, qu’il espère donner l’envie de partager. Pour se démarquer
des évangélistes logiciels, il se refuse à imposer ses préceptes à son
auditoire (quoique, encore une fois, le public de Stallman quitte
rarement la salle sans se sentir éclairé sur ce qu’il serait juste de
faire en matière de logiciel).
Comme pour bien le faire comprendre, Stallman achève son
discours d’un rituel iconoclaste. Sortant d’un sac plastique une
robe noire, il l’enfile. Puis il sort un disque informatique marron
brillant et le place sur sa tête. Le public laisse échapper un rire
interloqué.
« Je suis Saint IGNUcius de l’église d’Emacs » dit-il, levant sa
main droite et simulant une bénédiction. « Je bénis ton ordinateur,
mon fils. »
Les rires deviennent applaudissements à tout rompre après
quelques secondes. Le disque sur la tête de Stallman accroche alors
la lumière d’un spot de la scène, révélant une auréole parfaite. En
un clin d’œil, Stallman se met à ressembler à une icône religieuse
russe.
« Au début, Emacs était un éditeur de texte », dit Stallman,
expliquant la panoplie. « Puis c’est devenu un style de vie pour
beaucoup, et pour certains une religion, que nous appelons l’Église
d’Emacs. »
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programmes non libres privent de liberté ; ceux qui veulent rester
libres doivent donc les rejeter.
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Stallman présente son raisonnement comme un choix personnel, qu’il espère donner l’envie de partager. Pour se démarquer
des évangélistes logiciels, il se refuse à imposer ses préceptes à son
auditoire (quoique, encore une fois, le public de Stallman quitte
rarement la salle sans se sentir éclairé sur ce qu’il serait juste de
faire en matière de logiciel).
Comme pour bien le faire comprendre, Stallman achève son
discours d’un rituel iconoclaste. Sortant d’un sac plastique une
robe noire, il l’enfile. Puis il sort un disque informatique marron
brillant et le place sur sa tête. Le public laisse échapper un rire
interloqué.
« Je suis Saint IGNUcius de l’église d’Emacs » dit-il, levant sa
main droite et simulant une bénédiction. « Je bénis ton ordinateur,
mon fils. »
Les rires deviennent applaudissements à tout rompre après
quelques secondes. Le disque sur la tête de Stallman accroche alors
la lumière d’un spot de la scène, révélant une auréole parfaite. En
un clin d’œil, Stallman se met à ressembler à une icône religieuse
russe.
« Au début, Emacs était un éditeur de texte », dit Stallman,
expliquant la panoplie. « Puis c’est devenu un style de vie pour
beaucoup, et pour certains une religion, que nous appelons l’Église
d’Emacs. »
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