Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée
« Améliorer les logiciels n’est plus une question de talent, dit
Stallman, mais d’interdiction ou d’autorisation. Quelqu’un nous
interdit de servir l’intérêt général. Alors, que se passera-t-il quand
les utilisateurs verront ces manques fonctionnels dans les logiciels
libres ? Eh bien, si le mouvement open source les a persuadés que
ces libertés sont souhaitables juste parce qu’elles permettent des
logiciels plus puissants et plus fiables, ils diront : ‘Vous ne tenez pas
vos promesses. Tel logiciel n’est pas plus puissant. Il lui manque
telle fonctionnalité. Vous m’avez menti’. Au contraire, s’ils en sont
venus à comprendre, avec le mouvement du logiciel libre, que c’est
la liberté qui est importante en elle-même, alors ils diront : ‘Comment ces gens osent-ils m’empêcher d’avoir cette fonctionnalité et
restreindre ma liberté ?’ Or c’est ce type de réponse qui nous permettra de survivre aux coups qui nous viseront lorsque ces brevets
se mettront à proliférer. »
En regardant Stallman dérouler en personne son argumentaire
politique, il est difficile de voir quoi que ce soit de confus ou de
déplaisant. Son apparence physique peut certes sembler peu engageante, mais son message est logique. Quand un membre du public
demande si, en se détournant des logiciels privateurs, les partisans
du logiciel libre ne renoncent pas aux plus récentes avancées de la
technologie, Stallman répond selon ses convictions.
« Je pense que la liberté est plus importante que les avancées
technologiques. Je choisirai toujours un logiciel libre moins avancé
du point de vue technologique à un logiciel non libre plus avancé
parce ça ne vaudrait pas que je renonce à ma liberté. Je m’en tiens
à cette règle : je ne prends rien que je ne puisse partager. »
Ceux qui confondent éthique et religion voient dans ce discours
une preuve de plus de la nature quasi-religieuse du message de
Stallman. Mais contrairement aux pratiquants religieux, Stallman
n’obéit pas à un commandement ; il refuse juste de céder sa liberté.
Et son discours ne fait qu’en expliquer les conditions pratiques : les
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« Améliorer les logiciels n’est plus une question de talent, dit
Stallman, mais d’interdiction ou d’autorisation. Quelqu’un nous
interdit de servir l’intérêt général. Alors, que se passera-t-il quand
les utilisateurs verront ces manques fonctionnels dans les logiciels
libres ? Eh bien, si le mouvement open source les a persuadés que
ces libertés sont souhaitables juste parce qu’elles permettent des
logiciels plus puissants et plus fiables, ils diront : ‘Vous ne tenez pas
vos promesses. Tel logiciel n’est pas plus puissant. Il lui manque
telle fonctionnalité. Vous m’avez menti’. Au contraire, s’ils en sont
venus à comprendre, avec le mouvement du logiciel libre, que c’est
la liberté qui est importante en elle-même, alors ils diront : ‘Comment ces gens osent-ils m’empêcher d’avoir cette fonctionnalité et
restreindre ma liberté ?’ Or c’est ce type de réponse qui nous permettra de survivre aux coups qui nous viseront lorsque ces brevets
se mettront à proliférer. »
En regardant Stallman dérouler en personne son argumentaire
politique, il est difficile de voir quoi que ce soit de confus ou de
déplaisant. Son apparence physique peut certes sembler peu engageante, mais son message est logique. Quand un membre du public
demande si, en se détournant des logiciels privateurs, les partisans
du logiciel libre ne renoncent pas aux plus récentes avancées de la
technologie, Stallman répond selon ses convictions.
« Je pense que la liberté est plus importante que les avancées
technologiques. Je choisirai toujours un logiciel libre moins avancé
du point de vue technologique à un logiciel non libre plus avancé
parce ça ne vaudrait pas que je renonce à ma liberté. Je m’en tiens
à cette règle : je ne prends rien que je ne puisse partager. »
Ceux qui confondent éthique et religion voient dans ce discours
une preuve de plus de la nature quasi-religieuse du message de
Stallman. Mais contrairement aux pratiquants religieux, Stallman
n’obéit pas à un commandement ; il refuse juste de céder sa liberté.
Et son discours ne fait qu’en expliquer les conditions pratiques : les
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