Sur scène avec Saint Ignucius
Pour Stallman, la problématique des brevets logiciels rend plus
vitale que jamais la vigilance permanente des hackers. Cela souligne aussi l’importance de faire valoir les bénéfices des logiciels
libres en termes politiques plutôt qu’en termes d’avantages concurrentiels. Il affirme que la performance et le prix, deux critères sur
lesquels des systèmes d’exploitation libres comme GNU/Linux et
FreeBSD détiennent déjà un avantage conséquent sur leurs alter
ego commerciaux, sont secondaires au regard du problème plus
large des entraves imposées aux utilisateurs et aux développeurs.
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Et voilà justement un sujet à controverse au sein de la communauté : les partisans du mouvement open source insistent davantage sur les avantages fonctionnels des logiciels libres que sur
leurs implications politiques. Ils ont choisi de mettre l’accent sur
l’efficacité technique du modèle de développement hacker. Invoquant la puissance de la revue par les pairs, l’argumentaire
de l’open source décrit des programmes comme GNU/Linux ou
FreeBSD comme étant mieux conçus, mieux audités et, partant,
plus fiables pour l’utilisateur lambda.
Cela ne signifie pas pour autant que l’expression open source
n’a pas d’implications politiques. Pour ses défenseurs, elle sert
deux objectifs. D’abord, elle élimine l’ambiguïté du mot free qui
veut à la fois dire « libre » mais aussi « gratuit », les entreprises
l’interprétant invariablement comme « à coût nul ». Deuxièmement, elle permet aux entreprises de considérer le phénomène du
logiciel libre sur le seul plan technique, et non éthique.
Eric Raymond, cofondateur de l’Open Source Initiative, et
l’un des plus importants hackers à avoir adopté le terme « open
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