Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée
non enregistrées). En théorie, cela permet au possesseur du brevet
de retarder la diffusion des informations techniques de son invention, en lui assurant un monopole limité à vingt ans à compter de
la date d’enregistrement du brevet. En pratique, la divulgation de
ces informations par le détenteur du brevet n’a qu’une valeur restreinte, puisque la façon de fonctionner du programme est souvent
évidente et peut toujours être analysée par rétro-ingénierie. Mais
contrairement au copyright, un brevet autorise son possesseur à
empêcher le développement indépendant de tout logiciel doté de
fonctionnalités utilisant l’idée brevetée.
Dans l’industrie du logiciel, où vingt années peuvent couvrir
tout le cycle de vie d’un marché, les brevets ont une importance
stratégique.
Alors que des entreprises comme Microsoft et Apple
s’affrontaient sur le copyright et sur « l’apparence et l’ergonomie »
de diverses technologies, les entreprises actuelles de l’Internet utilisent les brevets pour préempter les applications individuelles
et les business models individuels — pour preuve la tentative
d’Amazon, en 2000, de faire breveter son processus d’achat en
ligne en « un-clic » (one-click).
Pour la plupart des entreprises, cependant, les brevets logiciels sont devenus des armes défensives, utilisées comme contrepartie dans des accords bilatéraux où les portefeuilles de brevets
s’équilibrent l’un l’autre, sorte de forme tendue d’apaisement diplomatique interentreprises.
Malgré tout, dans quelques cas notables d’algorithmes de chiffrement ou de compression graphique, certains éditeurs logiciels
ont réussi à étouffer l’innovation chez la concurrence. C’est ainsi
que certaines fonctions de rendu de polices de caractères n’existent
pas en logiciel libre en raison de la menace que fait peser Apple
en invoquant ses brevets.
160
non enregistrées). En théorie, cela permet au possesseur du brevet
de retarder la diffusion des informations techniques de son invention, en lui assurant un monopole limité à vingt ans à compter de
la date d’enregistrement du brevet. En pratique, la divulgation de
ces informations par le détenteur du brevet n’a qu’une valeur restreinte, puisque la façon de fonctionner du programme est souvent
évidente et peut toujours être analysée par rétro-ingénierie. Mais
contrairement au copyright, un brevet autorise son possesseur à
empêcher le développement indépendant de tout logiciel doté de
fonctionnalités utilisant l’idée brevetée.
Dans l’industrie du logiciel, où vingt années peuvent couvrir
tout le cycle de vie d’un marché, les brevets ont une importance
stratégique.
Alors que des entreprises comme Microsoft et Apple
s’affrontaient sur le copyright et sur « l’apparence et l’ergonomie »
de diverses technologies, les entreprises actuelles de l’Internet utilisent les brevets pour préempter les applications individuelles
et les business models individuels — pour preuve la tentative
d’Amazon, en 2000, de faire breveter son processus d’achat en
ligne en « un-clic » (one-click).
Pour la plupart des entreprises, cependant, les brevets logiciels sont devenus des armes défensives, utilisées comme contrepartie dans des accords bilatéraux où les portefeuilles de brevets
s’équilibrent l’un l’autre, sorte de forme tendue d’apaisement diplomatique interentreprises.
Malgré tout, dans quelques cas notables d’algorithmes de chiffrement ou de compression graphique, certains éditeurs logiciels
ont réussi à étouffer l’innovation chez la concurrence. C’est ainsi
que certaines fonctions de rendu de polices de caractères n’existent
pas en logiciel libre en raison de la menace que fait peser Apple
en invoquant ses brevets.
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