Sur scène avec Saint Ignucius
sujets de l’empire britannique, la GPL définit les droits et libertés
des utilisateurs de logiciels informatiques. » 4
L’organisation de la communauté du logiciel libre explique
aussi pourquoi tous ces programmeurs dans la quarantaine, qui
pourraient être en train de travailler sur des projets de physique
ou encore parcourir l’Internet à la recherche d’informations météorologiques pour planche à voile, ont préféré s’enfermer dans une
salle de conférence afin d’écouter le discours de Richard Stallman.
] ] ]
Contrairement à la conférence de New York, Stallman n’est
pas présenté par un tiers. Il ne se présente d’ailleurs pas lui-même.
Quand le matériel des gens de FreeBSD est finalement mis en
route, il se contente de s’avancer, commence à parler, sa voix couvrant bientôt toutes les autres.
« La plupart du temps, quand un débat a lieu sur les règles
qu’une société devrait adopter pour encadrer l’utilisation des logiciels, les intervenants sont des éditeurs logiciels dont l’avis est
tout sauf désintéressé, commence-t-il. La question qu’ils se posent
est ‘Quelles règles imposer aux masses pour les obliger à nous
verser beaucoup d’argent ?’ Mais j’ai eu la chance, dans les années 1970, de faire partie d’une communauté de programmeurs
qui s’échangeaient leurs logiciels. Cela me fait considérer la question sous un angle inédit, et je préfère demander ‘quelles sont les
règles qui aboutiraient à une société bénéfique pour les gens qui
la composent ?’ Bien sûr, j’arrive à des conclusions complètement
différentes. »
4. Voir [Leibovitch, 2000]. La Magna Carta est une charte de 63 articles arrachée en 1215 au roi Jean Sans Terre, qui limite l’arbitraire royal et empêche,
entre autres, l’emprisonnement arbitraire, en établissant l’habeas corpus.
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