Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée
Encore une fois, Stallman revient rapidement sur l’anecdote de
l’imprimante laser Xerox, se réservant un instant pour reproduire
le même jeu qu’à New York, prenant l’audience à partie.
Il consacre aussi quelques minutes à l’explication du nom
GNU/Linux : « Certains me demandent : ‘Pourquoi faire tant
de bruit pour redonner à GNU le crédit que Linux lui a subtilisé ?
Après tout, le plus important est que le but soit atteint, pas que
l’on sache grâce à qui il a été atteint’. Cela serait un sage conseil
si c’était le cas. Mais le but n’est pas de construire un système
d’exploitation ; le but est de libérer les utilisateurs d’ordinateurs.
Et pour cela, nous devons leur permettre de tout faire avec leur
ordinateur, en toute liberté. » 5
« Il reste énormément de travail à faire », ajoute-t-il.
Certains dans le public connaissent déjà tout cela. Pour
d’autres, cela reste un peu obscur. Quand l’un des porteurs de
polos commence à piquer du nez, Stallman arrête son discours et
demande à quelqu’un de réveiller l’étourdi. « Quelqu’un m’a dit
un jour que ma voix était si apaisante qu’il se demandait si je
n’étais pas une sorte de guérisseur, dit-il, provoquant les rires du
public. Je pense que ça veut dire que je peux vous aider à glisser doucement dans un sommeil délicieux et paisible. Et certains
d’entre vous en ont peut-être besoin. Peut-être que je ne devrais
5. Pour des raisons narratives, j’ai hésité à entrer dans les détails concernant la définition complète que donne Stallman de la « liberté » logicielle. Le
site Internet du projet GNU énumère quatre points fondamentaux : la liberté
d’utiliser le programme comme on le souhaite, pour quelque but que ce soit
(liberté 0) ; celle d’étudier le code source du programme et de le modifier pour
qu'il fasse ce que l'on souhaite (liberté 1) ; celle de distribuer des copies du
programme afin d’aider son prochain (liberté 2) ; celle de distribuer des copies
des versions que l'on a modifiées, afin que la communauté entière en bénéficie
(liberté 3). Pour plus d’informations, consultez la définition du logiciel libre :
http ://www.gnu.org/philosophy/free-sw.html.
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Encore une fois, Stallman revient rapidement sur l’anecdote de
l’imprimante laser Xerox, se réservant un instant pour reproduire
le même jeu qu’à New York, prenant l’audience à partie.
Il consacre aussi quelques minutes à l’explication du nom
GNU/Linux : « Certains me demandent : ‘Pourquoi faire tant
de bruit pour redonner à GNU le crédit que Linux lui a subtilisé ?
Après tout, le plus important est que le but soit atteint, pas que
l’on sache grâce à qui il a été atteint’. Cela serait un sage conseil
si c’était le cas. Mais le but n’est pas de construire un système
d’exploitation ; le but est de libérer les utilisateurs d’ordinateurs.
Et pour cela, nous devons leur permettre de tout faire avec leur
ordinateur, en toute liberté. » 5
« Il reste énormément de travail à faire », ajoute-t-il.
Certains dans le public connaissent déjà tout cela. Pour
d’autres, cela reste un peu obscur. Quand l’un des porteurs de
polos commence à piquer du nez, Stallman arrête son discours et
demande à quelqu’un de réveiller l’étourdi. « Quelqu’un m’a dit
un jour que ma voix était si apaisante qu’il se demandait si je
n’étais pas une sorte de guérisseur, dit-il, provoquant les rires du
public. Je pense que ça veut dire que je peux vous aider à glisser doucement dans un sommeil délicieux et paisible. Et certains
d’entre vous en ont peut-être besoin. Peut-être que je ne devrais
5. Pour des raisons narratives, j’ai hésité à entrer dans les détails concernant la définition complète que donne Stallman de la « liberté » logicielle. Le
site Internet du projet GNU énumère quatre points fondamentaux : la liberté
d’utiliser le programme comme on le souhaite, pour quelque but que ce soit
(liberté 0) ; celle d’étudier le code source du programme et de le modifier pour
qu'il fasse ce que l'on souhaite (liberté 1) ; celle de distribuer des copies du
programme afin d’aider son prochain (liberté 2) ; celle de distribuer des copies
des versions que l'on a modifiées, afin que la communauté entière en bénéficie
(liberté 3). Pour plus d’informations, consultez la définition du logiciel libre :
http ://www.gnu.org/philosophy/free-sw.html.
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