Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée
qu’organisateurs locaux, il échoit aux membres du MFUG de
s’assurer que les collègues programmeurs à Hambourg, Mumbai,
et Novosibirsk ne ratent rien des derniers trésors de sagesse de
RMS.
La comparaison avec les Grateful Dead est appropriée. Stallman y recourt souvent pour décrire les possibilités commerciales
inhérentes au logiciel libre. En autorisant les fans à enregistrer
leurs concerts publics, le groupe est devenu plus qu’un groupe de
rock ; il est devenu le centre d’une communauté tribale gravitant
autour de leur musique. Au cours du temps, cette communauté
est devenue si importante et dévouée, que le groupe a pu se passer
de contrat avec une maison de disque, pour se financer avec les
seuls tournées et concerts live. En 1994, pour sa dernière tournée,
le groupe a levé 52 millions de dollars grâce aux seules entrées des
représentations publiques 3 .
Alors que peu d’entreprises informatiques privées ont réussi à
égaler un tel succès financier, la structure tribale de la communauté du logiciel libre en a amené beaucoup, au cours des années
1990, à accepter la publication du code source comme une bonne
chose. En espérant pouvoir se constituer de la même façon de
fidèles suites de partisans, des entreprises comme IBM, Sun Microsystems et Hewlett Packard en sont venues à accepter la lettre,
sinon l’esprit, du message de Stallman.
Le chroniqueur informatique de ZDNet, Evan Leibovitch, décrit la GPL comme la « Magna Carta » des industries œuvrant
dans les technologies de l’information. Selon lui, cet intérêt croissant pour le projet GNU constitue plus qu’une simple tendance :
« Ce changement sociétal laisse les utilisateurs prendre en main
leur avenir. Tout comme la Magna Carta a donné des droits aux
3. Voir : « Grateful Dead Time Capsule : 1985-1995 North American Tour
Grosses » http://www.accessplace.com/gdtc/1197.htm.
156
Précédent

- 179/358

Suivant