Sur scène avec Saint Ignucius
chemises à fleurs si populaires dans ce coin du monde, les visages
sont bronzés à l’extrême. Les seuls indices révélant leur statut de
geeks sont les gadgets : téléphones Nokia, Palm Pilots, et ordinateurs portables Sony VAIO.
Il va sans dire que Stallman, qui se tient devant cette assemblée
vêtu d’un simple tee-shirt bleu, d’un baggy marron et de chaussettes blanches, fait tache. L’éclairage au néon du lieu souligne
la couleur maladive de cette peau qui ne voit le soleil que rarement 1 . Sa barbe et ses cheveux sont tels qu’ils inonderaient de
sueur le plus frais des cous hawaïens. Le mot « métropolitain »
quasiment tatoué sur son front, il pourrait difficilement paraître
plus étranger, même s’il le souhaitait 2 .
] ] ]
Alors que Stallman s’affaire du côté de la scène, quelques
membres du public, vêtus de tee-shirts aux couleurs du Maui
FreeBSD User Group (Groupe d’utilisateurs de FreeBSD de Maui)
s’empressent d’installer l’équipement audio et vidéo. FreeBSD est
un rejeton libre de la distribution logicielle de Berkeley (BSD),
la vénérable et académique version Unix des années soixante-dix.
Techniquement, FreeBSD représente un compétiteur du système
d’exploitation GNU/Linux. Cela n’empêche que, dans le monde
du logiciel libre, les discours de Stallman sont accueillis avec
une ferveur presqu’égale à celle que rencontre le groupe Grateful Dead, et sa légendaire armée d’archivistes amateurs. En tant
1. Richard Stallman tient à préciser que « l’idée que la peau a soif de soleil
ou que le teint pâle est signe de mauvaise santé relève de la désinformation
dangereuse. Rester à l’abri du soleil n’est pas nuisible tant qu’on n’a pas de
carence en vitamine D. »
2. Richard Stallman ajoute : « Qu’y a-t-il de mal à paraître différent des
autres ? »
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chemises à fleurs si populaires dans ce coin du monde, les visages
sont bronzés à l’extrême. Les seuls indices révélant leur statut de
geeks sont les gadgets : téléphones Nokia, Palm Pilots, et ordinateurs portables Sony VAIO.
Il va sans dire que Stallman, qui se tient devant cette assemblée
vêtu d’un simple tee-shirt bleu, d’un baggy marron et de chaussettes blanches, fait tache. L’éclairage au néon du lieu souligne
la couleur maladive de cette peau qui ne voit le soleil que rarement 1 . Sa barbe et ses cheveux sont tels qu’ils inonderaient de
sueur le plus frais des cous hawaïens. Le mot « métropolitain »
quasiment tatoué sur son front, il pourrait difficilement paraître
plus étranger, même s’il le souhaitait 2 .
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Alors que Stallman s’affaire du côté de la scène, quelques
membres du public, vêtus de tee-shirts aux couleurs du Maui
FreeBSD User Group (Groupe d’utilisateurs de FreeBSD de Maui)
s’empressent d’installer l’équipement audio et vidéo. FreeBSD est
un rejeton libre de la distribution logicielle de Berkeley (BSD),
la vénérable et académique version Unix des années soixante-dix.
Techniquement, FreeBSD représente un compétiteur du système
d’exploitation GNU/Linux. Cela n’empêche que, dans le monde
du logiciel libre, les discours de Stallman sont accueillis avec
une ferveur presqu’égale à celle que rencontre le groupe Grateful Dead, et sa légendaire armée d’archivistes amateurs. En tant
1. Richard Stallman tient à préciser que « l’idée que la peau a soif de soleil
ou que le teint pâle est signe de mauvaise santé relève de la désinformation
dangereuse. Rester à l’abri du soleil n’est pas nuisible tant qu’on n’a pas de
carence en vitamine D. »
2. Richard Stallman ajoute : « Qu’y a-t-il de mal à paraître différent des
autres ? »
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