Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée
prennent pas moins leur travail très au sérieux. Selon Top500.org,
un site web qui référence les plus puissants supercalculateurs de
la planète, la machine IBM SP Power3 détenue par le MHPCC
s’adjuge le score de 837 milliards d’opérations à virgule flottante
par seconde (FLOP), entrant de fait dans le top 25 des ordinateurs les plus puissants du monde. Propriété détenue en commun
par l’Université de Hawaï et de l’U.S. Air Force, la machine répartit ses cycles de calcul entre de nombreuses et lourdes tâches, liées
à la logistique militaire et à la recherche physique dans les hautes
températures.
Bref, le MHPCC est un lieu unique, où la sophistication du
génie scientifique et la traditionnelle affabilité des îles hawaïennes
cohabitent dans un calme équilibre culturel. En 2000, le site web
du centre résume tout d’un seul slogan : « Calculer au paradis. »
Pas vraiment le type d’endroit où l’on s’attend à trouver Richard Stallman. Admirant la magnifique vue de la passe de Maui
à travers la fenêtre du bureau d’un membre de l’équipe, l’homme
murmure une brève critique : « Trop de soleil ». Reste que, en tant
qu’émissaire faisant le voyage entre deux paradis de l’informatique,
Stallman a un message à faire passer, même si cela implique
d’exposer ses yeux de hacker aux douloureux rayons du soleil.
] ] ]
La salle de conférence est déjà bondée lorsque j’arrive pour
assister au discours de Stallman. La proportion entre les deux
sexes est sensiblement plus équilibrée qu’à la conférence de New
York (85 % d’hommes et 15 % de femmes), mais elle reste globalement similaire. La moitié environ de l’assistance porte des
pantalons de toile et des polos frappés de logos. L’autre moitié
semble retournée aux sources hawaïennes. Vêtus des ostentatoires
154
prennent pas moins leur travail très au sérieux. Selon Top500.org,
un site web qui référence les plus puissants supercalculateurs de
la planète, la machine IBM SP Power3 détenue par le MHPCC
s’adjuge le score de 837 milliards d’opérations à virgule flottante
par seconde (FLOP), entrant de fait dans le top 25 des ordinateurs les plus puissants du monde. Propriété détenue en commun
par l’Université de Hawaï et de l’U.S. Air Force, la machine répartit ses cycles de calcul entre de nombreuses et lourdes tâches, liées
à la logistique militaire et à la recherche physique dans les hautes
températures.
Bref, le MHPCC est un lieu unique, où la sophistication du
génie scientifique et la traditionnelle affabilité des îles hawaïennes
cohabitent dans un calme équilibre culturel. En 2000, le site web
du centre résume tout d’un seul slogan : « Calculer au paradis. »
Pas vraiment le type d’endroit où l’on s’attend à trouver Richard Stallman. Admirant la magnifique vue de la passe de Maui
à travers la fenêtre du bureau d’un membre de l’équipe, l’homme
murmure une brève critique : « Trop de soleil ». Reste que, en tant
qu’émissaire faisant le voyage entre deux paradis de l’informatique,
Stallman a un message à faire passer, même si cela implique
d’exposer ses yeux de hacker aux douloureux rayons du soleil.
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La salle de conférence est déjà bondée lorsque j’arrive pour
assister au discours de Stallman. La proportion entre les deux
sexes est sensiblement plus équilibrée qu’à la conférence de New
York (85 % d’hommes et 15 % de femmes), mais elle reste globalement similaire. La moitié environ de l’assistance porte des
pantalons de toile et des polos frappés de logos. L’autre moitié
semble retournée aux sources hawaïennes. Vêtus des ostentatoires
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