Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée
encore trop tôt pour aviser quoi faire avec le compilateur ; Stallman mit donc cette tâche en attente et préféra concentrer toute
son attention sur le reste du projet GNU.
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Ainsi commença-t-il, dès septembre 1984, le développement
d’une version GNU d’Emacs, le programme qu’il avait lui-même
maintenu une décennie durant. Au sein du monde Unix, les deux
éditeurs de texte alors disponibles étaient vi, écrit par Bill Joy,
cofondateur de Sun Microsystems, et ed, de Ken Thompson, des
laboratoires Bell, par ailleurs co-créateur d’Unix. Tout aussi utiles
que populaires, aucun de ces deux programmes n’offrait pourtant
les possibilités d’extension sans limites d’Emacs.
En y repensant, Stallman déclare qu’il n’y avait rien de stratégique dans sa décision : « Je voulais un Emacs et c’était l’occasion
d’en développer un. »
Une fois de plus, il avait trouvé un code préexistant grâce auquel il espérait gagner du temps. En écrivant une version Unix
d’Emacs, il se retrouva vite sur les pas de James Gosling, un diplômé de Carnegie Mellon, auteur d’une version d’Emacs en C
baptisée Gosling Emacs ou Gosmacs. La version de Gosling incluait un interpréteur de langage Lisp simplifié, appelé Mocklisp.
Bien que son auteur ait placé Gosmacs sous copyright et vendu
les droits à UniPress, une compagnie logicielle privée, Stallman
fut conforté dans ses intentions par l’un de ses collègues qui avait
participé aux premières phases de développement de Gosmacs.
Celui-ci assurait en effet que Gosling, alors encore doctorant à
Carnegie, lui avait donné par courriel la permission de distribuer
sa propre version de Gosmacs, en échange de sa contribution au
développement.
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encore trop tôt pour aviser quoi faire avec le compilateur ; Stallman mit donc cette tâche en attente et préféra concentrer toute
son attention sur le reste du projet GNU.
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Ainsi commença-t-il, dès septembre 1984, le développement
d’une version GNU d’Emacs, le programme qu’il avait lui-même
maintenu une décennie durant. Au sein du monde Unix, les deux
éditeurs de texte alors disponibles étaient vi, écrit par Bill Joy,
cofondateur de Sun Microsystems, et ed, de Ken Thompson, des
laboratoires Bell, par ailleurs co-créateur d’Unix. Tout aussi utiles
que populaires, aucun de ces deux programmes n’offrait pourtant
les possibilités d’extension sans limites d’Emacs.
En y repensant, Stallman déclare qu’il n’y avait rien de stratégique dans sa décision : « Je voulais un Emacs et c’était l’occasion
d’en développer un. »
Une fois de plus, il avait trouvé un code préexistant grâce auquel il espérait gagner du temps. En écrivant une version Unix
d’Emacs, il se retrouva vite sur les pas de James Gosling, un diplômé de Carnegie Mellon, auteur d’une version d’Emacs en C
baptisée Gosling Emacs ou Gosmacs. La version de Gosling incluait un interpréteur de langage Lisp simplifié, appelé Mocklisp.
Bien que son auteur ait placé Gosmacs sous copyright et vendu
les droits à UniPress, une compagnie logicielle privée, Stallman
fut conforté dans ses intentions par l’un de ses collègues qui avait
participé aux premières phases de développement de Gosmacs.
Celui-ci assurait en effet que Gosling, alors encore doctorant à
Carnegie, lui avait donné par courriel la permission de distribuer
sa propre version de Gosmacs, en échange de sa contribution au
développement.
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