Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée
En démissionnant, Stallman n’en avait pas moins tué dans
l’œuf tout débat sur un éventuel conflit d’intérêt ou sur
l’appartenance au MIT du logiciel en question. Lui que la crainte
de l’isolement social avait conduit à se réfugier tant et plus au
sein du AI Lab en tant que jeune adulte, construisait désormais
un pare-feu légal entre cet environnement et lui.
Les premiers mois, il travailla également à l’écart de la communauté Unix. Bien que son annonce au groupe net.unix-wizards ait
attiré des messages de sympathie, peu de volontaires s’engagèrent
à rejoindre la croisade dès la première heure.
« La réaction de la communauté fut assez unanime, se rappelle
Rich Morin, alors à la tête d’un groupe d’utilisateurs Unix. ‘Quelle
superbe idée ! disait-on. Maintenant, nous voulons voir votre code.
Montrez-nous qu’on peut le faire’. »
] ] ]
Conscient de l’ampleur du travail, Stallman décida d’essayer de
réutiliser des logiciels libres existants partout où cela était possible.
Il commença par rechercher les programmes et outils libres susceptibles d’être convertis en programmes et outils GNU. L’un des premiers candidats fut un compilateur appelé Vuck, qui convertissait
des programmes écrits en langage C, très populaire à l’époque,
en code compréhensible pour une machine. Traduit du néerlandais, l’acronyme du programme signifiait « Kit de compilation de
l’université libre ». Plein d’optimisme, Stallman s’enquit de savoir si le programme était libre. Quelle ne fut pas sa déception
lorsque l’auteur l’informa que l’expression « université libre » faisait référence à la Vrije Universiteit Amsterdam (Université Libre
d’Amsterdam) !
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En démissionnant, Stallman n’en avait pas moins tué dans
l’œuf tout débat sur un éventuel conflit d’intérêt ou sur
l’appartenance au MIT du logiciel en question. Lui que la crainte
de l’isolement social avait conduit à se réfugier tant et plus au
sein du AI Lab en tant que jeune adulte, construisait désormais
un pare-feu légal entre cet environnement et lui.
Les premiers mois, il travailla également à l’écart de la communauté Unix. Bien que son annonce au groupe net.unix-wizards ait
attiré des messages de sympathie, peu de volontaires s’engagèrent
à rejoindre la croisade dès la première heure.
« La réaction de la communauté fut assez unanime, se rappelle
Rich Morin, alors à la tête d’un groupe d’utilisateurs Unix. ‘Quelle
superbe idée ! disait-on. Maintenant, nous voulons voir votre code.
Montrez-nous qu’on peut le faire’. »
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Conscient de l’ampleur du travail, Stallman décida d’essayer de
réutiliser des logiciels libres existants partout où cela était possible.
Il commença par rechercher les programmes et outils libres susceptibles d’être convertis en programmes et outils GNU. L’un des premiers candidats fut un compilateur appelé Vuck, qui convertissait
des programmes écrits en langage C, très populaire à l’époque,
en code compréhensible pour une machine. Traduit du néerlandais, l’acronyme du programme signifiait « Kit de compilation de
l’université libre ». Plein d’optimisme, Stallman s’enquit de savoir si le programme était libre. Quelle ne fut pas sa déception
lorsque l’auteur l’informa que l’expression « université libre » faisait référence à la Vrije Universiteit Amsterdam (Université Libre
d’Amsterdam) !
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