Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée
« J’aurais pu tout aussi bien arrêter toute activité informatique,
indique-t-il. Je ne suis pas spécialement doué, mais je suis sûr que
j’aurais pu faire serveur. Probablement pas dans un restaurant
chic, mais j’aurais bien trouvé une place quelque part. »
Mais laisser tomber complètement la programmation pour devenir serveur, cela aurait voulu dire abandonner une activité qui
lui tenait tant à cœur. Stallman devait admettre que, depuis son
entrée à Cambridge, le développement logiciel avait bien souvent
été sa seule source de plaisir. Plutôt que de tout lâcher, il décida
de s’accrocher.
] ] ]
Athée, Stallman refuse les notions de destin, de karma ou autre
vocation divine, qui influeraient sur le cours de notre existence. Il
a le réel sentiment, néanmoins, que sa décision de combattre les
logiciels non libres en créant un système d’exploitation qui aiderait
les autres à faire de même, est toute naturelle. Après tout, c’était
bien la combinaison de son obstination, de son intuition et de sa
virtuosité dans l’écriture du code, qui lui avait permis d’envisager
cette alternative que nombre d’autres n’auraient même pas pu
imaginer. Dans son article intitulé « Le projet GNU », il affirme
son adhésion aux idéaux contenus dans les mots du sage juif Hillel :
« Si je ne suis pas pour moi, qui le sera ? Et si je ne suis que pour
moi, qui suis-je ? Et si pas maintenant, quand ? » 17
En public, Stallman évite toute référence religieuse et relate sa
décision en termes pragmatiques.
17. Stallman, 1999, p.56, Stallman ajoute une note de bas de page à ce
propos : « Je suis athée et je n’ai d’obédience pour aucun chef religieux, mais
j’ai parfois de l’admiration pour ce que l’un d’entre eux peut dire. »
144
« J’aurais pu tout aussi bien arrêter toute activité informatique,
indique-t-il. Je ne suis pas spécialement doué, mais je suis sûr que
j’aurais pu faire serveur. Probablement pas dans un restaurant
chic, mais j’aurais bien trouvé une place quelque part. »
Mais laisser tomber complètement la programmation pour devenir serveur, cela aurait voulu dire abandonner une activité qui
lui tenait tant à cœur. Stallman devait admettre que, depuis son
entrée à Cambridge, le développement logiciel avait bien souvent
été sa seule source de plaisir. Plutôt que de tout lâcher, il décida
de s’accrocher.
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Athée, Stallman refuse les notions de destin, de karma ou autre
vocation divine, qui influeraient sur le cours de notre existence. Il
a le réel sentiment, néanmoins, que sa décision de combattre les
logiciels non libres en créant un système d’exploitation qui aiderait
les autres à faire de même, est toute naturelle. Après tout, c’était
bien la combinaison de son obstination, de son intuition et de sa
virtuosité dans l’écriture du code, qui lui avait permis d’envisager
cette alternative que nombre d’autres n’auraient même pas pu
imaginer. Dans son article intitulé « Le projet GNU », il affirme
son adhésion aux idéaux contenus dans les mots du sage juif Hillel :
« Si je ne suis pas pour moi, qui le sera ? Et si je ne suis que pour
moi, qui suis-je ? Et si pas maintenant, quand ? » 17
En public, Stallman évite toute référence religieuse et relate sa
décision en termes pragmatiques.
17. Stallman, 1999, p.56, Stallman ajoute une note de bas de page à ce
propos : « Je suis athée et je n’ai d’obédience pour aucun chef religieux, mais
j’ai parfois de l’admiration pour ce que l’un d’entre eux peut dire. »
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