Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée
de machines dotées de systèmes d’exploitation intégrés. Ignorant
tout de la culture hacker et de son aversion pour le logiciel précompilé, la plupart des utilisateurs n’éprouvèrent pas le besoin de
protester lorsque ces compagnies cessèrent de fournir leurs programmes accompagnés des fichiers contenant le code source. Et
si quelques adeptes rebelles de l’éthique hacker réussirent à lui
donner une petite place sur le nouveau marché, le fait est que ce
dernier ne récompensait, pour l’essentiel, que les programmeurs
suffisamment prompts pour créer de nouveaux logiciels et assez
futés pour écrire des licences (CLUF) et en verrouiller l’usage.
] ] ]
Parmi les plus célèbres d’entre eux figurait Bill Gates. Ayant
rapidement abandonné ses études à Harvard, Gates était un jeune
chef d’entreprise, co-fondateur de la société de logiciels Micro-Soft
(qui s’écrirait plus tard Microsoft), établie à Albuquerque. Bien
que Stallman, de deux ans son aîné, ne l’ait pas su alors, Gates
avait, sept ans avant l’envoi du message de rms au groupe net.unixwizards, adressé lui aussi une lettre ouverte à la communauté des
développeurs. Sa « lettre ouverte aux amateurs », du 3 février
1976, destinée aux utilisateurs de PC copiant les programmes de
Micro-Soft, condamnait sans appel la notion de développement
communautaire des logiciels.
« Qui peut se permettre d’effectuer un travail professionnel
pour rien ? Quel amateur peut-il investir trois années de sa vie
à développer, trouver tous les bogues et documenter son produit,
pour ensuite le distribuer gratuitement ? » demandait Bill Gates 16 .
16. Gates, 1976, Une copie de cette lettre An open letter to hobbyists figure
sur Wikipedia (en anglais) : http://en.wikipedia.org/wiki/Open_Letter_to_
Hobbyists
142
de machines dotées de systèmes d’exploitation intégrés. Ignorant
tout de la culture hacker et de son aversion pour le logiciel précompilé, la plupart des utilisateurs n’éprouvèrent pas le besoin de
protester lorsque ces compagnies cessèrent de fournir leurs programmes accompagnés des fichiers contenant le code source. Et
si quelques adeptes rebelles de l’éthique hacker réussirent à lui
donner une petite place sur le nouveau marché, le fait est que ce
dernier ne récompensait, pour l’essentiel, que les programmeurs
suffisamment prompts pour créer de nouveaux logiciels et assez
futés pour écrire des licences (CLUF) et en verrouiller l’usage.
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Parmi les plus célèbres d’entre eux figurait Bill Gates. Ayant
rapidement abandonné ses études à Harvard, Gates était un jeune
chef d’entreprise, co-fondateur de la société de logiciels Micro-Soft
(qui s’écrirait plus tard Microsoft), établie à Albuquerque. Bien
que Stallman, de deux ans son aîné, ne l’ait pas su alors, Gates
avait, sept ans avant l’envoi du message de rms au groupe net.unixwizards, adressé lui aussi une lettre ouverte à la communauté des
développeurs. Sa « lettre ouverte aux amateurs », du 3 février
1976, destinée aux utilisateurs de PC copiant les programmes de
Micro-Soft, condamnait sans appel la notion de développement
communautaire des logiciels.
« Qui peut se permettre d’effectuer un travail professionnel
pour rien ? Quel amateur peut-il investir trois années de sa vie
à développer, trouver tous les bogues et documenter son produit,
pour ensuite le distribuer gratuitement ? » demandait Bill Gates 16 .
16. Gates, 1976, Une copie de cette lettre An open letter to hobbyists figure
sur Wikipedia (en anglais) : http://en.wikipedia.org/wiki/Open_Letter_to_
Hobbyists
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