Une morale à l’épreuve
dataient en fait d’avant la séparation. Il en profita pour retourner
l’argument contre ses accusateurs : si, après les milliers de lignes
de code qu’il avait réécrites, Symbolics n’avait pas de preuves plus
convaincantes, cela démontrait qu’il s’était véritablement appliqué
à éviter toute copie de code. Son travail ayant été approuvé par
l’administration du AI Lab, il continua à intégrer les changements
effectués par Symbolics jusqu’à la fin de l’année 1983 13 .
Stallman modifia néanmoins sa manière de procéder : « Pour
plus de sûreté, j’ai cessé de lire leur code source [pour y chercher les nouvelles fonctionnalités ou changements majeurs]. Je ne
me suis plus référé qu'à la documentation, en partant d'elle pour
écrire le code. » Quant aux améliorations les plus importantes,
il les concevait seul, sans attendre la publication de la nouvelle
documentation. Une fois celle-ci disponible, il modifiait alors ses
ajouts de façon à les rendre compatibles avec l’interface de Symbolics. Enfin, la lecture du code source fourni par la compagnie lui
permettait d’y trouver la correction des bogues mineurs, et ainsi
de les corriger à son tour, de manière différente.
Cette expérience conforta Stallman dans sa détermination.
Tout à la création des nouvelles fonctions destinées à remplacer
celles de Symbolics, il engagea les membres du AI Lab à poursuivre leur travail sur le sytème du MIT, de manière à fournir
un flux soutenu de rapports de bogues. Il s’assura par la même
occasion que les programmeurs de LMI disposent toujours d’un
accès direct à ces modifications. « Je devais punir Symbolics coûte
que coûte, serait-ce la dernière chose que je dusse faire », affirme
Stallman.
De telles déclarations sont riches d’enseignement. Non seulement mettent-elles en lumière le tempérament quelque peu belli13. Le Livre de H. P. Newquist, The Brain Makers, affirme de manière erronée que le AI Lab avait demandé à Stallman de se tenir éloigné du projet de
Machine Lisp.
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dataient en fait d’avant la séparation. Il en profita pour retourner
l’argument contre ses accusateurs : si, après les milliers de lignes
de code qu’il avait réécrites, Symbolics n’avait pas de preuves plus
convaincantes, cela démontrait qu’il s’était véritablement appliqué
à éviter toute copie de code. Son travail ayant été approuvé par
l’administration du AI Lab, il continua à intégrer les changements
effectués par Symbolics jusqu’à la fin de l’année 1983 13 .
Stallman modifia néanmoins sa manière de procéder : « Pour
plus de sûreté, j’ai cessé de lire leur code source [pour y chercher les nouvelles fonctionnalités ou changements majeurs]. Je ne
me suis plus référé qu'à la documentation, en partant d'elle pour
écrire le code. » Quant aux améliorations les plus importantes,
il les concevait seul, sans attendre la publication de la nouvelle
documentation. Une fois celle-ci disponible, il modifiait alors ses
ajouts de façon à les rendre compatibles avec l’interface de Symbolics. Enfin, la lecture du code source fourni par la compagnie lui
permettait d’y trouver la correction des bogues mineurs, et ainsi
de les corriger à son tour, de manière différente.
Cette expérience conforta Stallman dans sa détermination.
Tout à la création des nouvelles fonctions destinées à remplacer
celles de Symbolics, il engagea les membres du AI Lab à poursuivre leur travail sur le sytème du MIT, de manière à fournir
un flux soutenu de rapports de bogues. Il s’assura par la même
occasion que les programmeurs de LMI disposent toujours d’un
accès direct à ces modifications. « Je devais punir Symbolics coûte
que coûte, serait-ce la dernière chose que je dusse faire », affirme
Stallman.
De telles déclarations sont riches d’enseignement. Non seulement mettent-elles en lumière le tempérament quelque peu belli13. Le Livre de H. P. Newquist, The Brain Makers, affirme de manière erronée que le AI Lab avait demandé à Stallman de se tenir éloigné du projet de
Machine Lisp.
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