Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée
pu endommager le système. Lorsque ces mêmes administrateurs
exigèrent par la suite de Stallman qu’il cesse de diffuser son mot
de passe, ce dernier, invoquant son éthique personnelle, préféra
cesser complètement d’utiliser Oz.
« [Lorsque] les mots de passe ont fait leur première apparition
au AI Lab, j’ai [décidé] de suivre ma conviction selon laquelle il ne
devrait pas y avoir de mots de passe. Dans la mesure où je ne crois
pas qu’il soit vraiment souhaitable d’avoir une quelconque sécurité
sur un ordinateur, je ne vois pas pourquoi j’aurais dû collaborer
avec ce régime sécuritaire. » 11
] ] ]
Le refus de Stallman de s’incliner devant le grand et puissant
Oz était représentatif de la tension croissante entre hackers et responsables du AI Lab au début des années 1980. Une tension qui
allait malgré tout passer au second plan, occultée par le conflit
qui faisait rage au sein même de la communauté des hackers… À
l’arrivée du Decsystem 20, celle-ci était bel et bien divisée en deux
camps, fédérés chacun autour d’une des sociétés LMI ou Symbolics.
Symbolics, grâce à ses investissements externes, avait recruté
des développeurs du AI Lab et les faisait travailler à l’amélioration
de divers composants du système d’exploitation de la machine
Lisp, hors du giron du laboratoire. Fin 1980, la société avait recruté quatorze hackers du laboratoire comme conseillers à temps
partiel pour le développement de sa version de la machine Lisp. Les
quelques autres qui restaient se mirent à travailler pour LMI 12 .
11. Ibid.
12. Levy, 1984, p.423
134
pu endommager le système. Lorsque ces mêmes administrateurs
exigèrent par la suite de Stallman qu’il cesse de diffuser son mot
de passe, ce dernier, invoquant son éthique personnelle, préféra
cesser complètement d’utiliser Oz.
« [Lorsque] les mots de passe ont fait leur première apparition
au AI Lab, j’ai [décidé] de suivre ma conviction selon laquelle il ne
devrait pas y avoir de mots de passe. Dans la mesure où je ne crois
pas qu’il soit vraiment souhaitable d’avoir une quelconque sécurité
sur un ordinateur, je ne vois pas pourquoi j’aurais dû collaborer
avec ce régime sécuritaire. » 11
] ] ]
Le refus de Stallman de s’incliner devant le grand et puissant
Oz était représentatif de la tension croissante entre hackers et responsables du AI Lab au début des années 1980. Une tension qui
allait malgré tout passer au second plan, occultée par le conflit
qui faisait rage au sein même de la communauté des hackers… À
l’arrivée du Decsystem 20, celle-ci était bel et bien divisée en deux
camps, fédérés chacun autour d’une des sociétés LMI ou Symbolics.
Symbolics, grâce à ses investissements externes, avait recruté
des développeurs du AI Lab et les faisait travailler à l’amélioration
de divers composants du système d’exploitation de la machine
Lisp, hors du giron du laboratoire. Fin 1980, la société avait recruté quatorze hackers du laboratoire comme conseillers à temps
partiel pour le développement de sa version de la machine Lisp. Les
quelques autres qui restaient se mirent à travailler pour LMI 12 .
11. Ibid.
12. Levy, 1984, p.423
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