Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée
premier 0,001% de la mise en œuvre et que Stallman a fait le
reste », dit Steele en riant.
] ] ]
Le projet fut rebaptisé Emacs avec la bénédiction de Stallman.
Acronyme de editing macros (« éditer des macros »), il exprimait
le cap évolutionniste qui avait été franchi deux ans plus tôt, lors
de l’explosion du nombre de macros personnelles. Il venait aussi
remplir un trou alphabétique dans le lexique de la programmation.
Notant dans l’ITS l’absence de nom de programme commençant
par la lettre « E », Stallman choisit Emacs, pour pouvoir y faire
référence grâce à une seule lettre. Là encore une marque du goût
démesuré des hackers pour l’efficience 8 .
Bien sûr, tous n’allaient pas d’emblée passer à Emacs. Les utilisateurs étaient libres de continuer à employer leurs propres éditeurs, basés sur Teco. La plupart décida pourtant de faire le saut,
notamment parce qu’Emacs permettait d’ajouter ou de supprimer
des fonctions sans toucher au reste.
« D’un côté, nous tentions de recréer un ensemble uniforme
de commandes. De l’autre, nous voulions le garder entièrement
ouvert, afin que les possibilités de programmation restent le plus
vastes possible », se souvient Steele.
Stallman se trouvait désormais confronté à un autre problème :
si les utilisateurs opéraient de nouveaux changements sans les communiquer au reste de la communauté, l’effet Tour de Babel sévirait
de plus belle. S’en remettant à la doctrine hacker du partage de
l’innovation, il incorpora un message dans le code source, définissant des conditions d’utilisation : les utilisateurs étaient libres de
8. Ibid.
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premier 0,001% de la mise en œuvre et que Stallman a fait le
reste », dit Steele en riant.
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Le projet fut rebaptisé Emacs avec la bénédiction de Stallman.
Acronyme de editing macros (« éditer des macros »), il exprimait
le cap évolutionniste qui avait été franchi deux ans plus tôt, lors
de l’explosion du nombre de macros personnelles. Il venait aussi
remplir un trou alphabétique dans le lexique de la programmation.
Notant dans l’ITS l’absence de nom de programme commençant
par la lettre « E », Stallman choisit Emacs, pour pouvoir y faire
référence grâce à une seule lettre. Là encore une marque du goût
démesuré des hackers pour l’efficience 8 .
Bien sûr, tous n’allaient pas d’emblée passer à Emacs. Les utilisateurs étaient libres de continuer à employer leurs propres éditeurs, basés sur Teco. La plupart décida pourtant de faire le saut,
notamment parce qu’Emacs permettait d’ajouter ou de supprimer
des fonctions sans toucher au reste.
« D’un côté, nous tentions de recréer un ensemble uniforme
de commandes. De l’autre, nous voulions le garder entièrement
ouvert, afin que les possibilités de programmation restent le plus
vastes possible », se souvient Steele.
Stallman se trouvait désormais confronté à un autre problème :
si les utilisateurs opéraient de nouveaux changements sans les communiquer au reste de la communauté, l’effet Tour de Babel sévirait
de plus belle. S’en remettant à la doctrine hacker du partage de
l’innovation, il incorpora un message dans le code source, définissant des conditions d’utilisation : les utilisateurs étaient libres de
8. Ibid.
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