Avant-propos à l'édition française de Sam Williams
l'ensemble de la communauté des hackers aurait approuvé cette
décision.
En fait, il me semble me souvenir que Stallman lui-même se
demandait si le choix la GNU FDL n'était pas excessif sachant que
l'objectif principal de cette licence est d'encourager la collaboration pour l'amélioration des manuels utilisateurs des logiciels, un
sous-genre d'œuvre non romanesque où l'utilité de l'information
et la réciprocité sociale prennent le pas sur la reconnaissance de
« l'auteur unique ».
Malgré tout, Tim O'Reilly, l'homme dont la société a finalement décidé de publier le livre, n'a même pas tiqué sur la demande
de cette licence (en tout cas, pas d'après mon agent, Henning Guttman, chargé des négociations). Après avoir publié quelques livres
sous GNU FDL, O'Reilly s'y connaissait mieux que Richard et
moi-même sur la meilleure façon d'en assurer la commercialisation. Une fois de plus, un bon écrivain travaille rarement seul.
Nous étions en 2001-2002, alors que Wikipédia commençait
à voir le jour. Toutefois, nous étions encore dans la période qui
précédait sa soudaine apparition sur le Web, telle le volcan du Paricutín. D'après moi, ce projet en ligne a fait à ce jour la meilleure
démonstration de l'étonnante puissance de la GNU FDL. J'aimerais pouvoir dire que je partageais à l'époque la même vision que
le créateur de Wikipédia, Jimmy Wales, qui considérait la GNU
FDL comme un catalyseur de liberté de parole sur Internet. Mais
en vérité, comme de nombreux autres observateurs de l'époque, je
dédaignais Wikipédia, n'y voyant qu'un futur gigantesque fiasco.
Bien qu'ayant trouvé dans le modèle de publication wiki un étonnant prolongement technique de l'éthique « hacker », j'étais dubitatif quant à son extensibilité et sa cohérence, sans parler des
risques de plagiat et de diffamation. Tout ceci m'a finalement incité à me détourner du modèle de Wikipédia lors de la création
XI
l'ensemble de la communauté des hackers aurait approuvé cette
décision.
En fait, il me semble me souvenir que Stallman lui-même se
demandait si le choix la GNU FDL n'était pas excessif sachant que
l'objectif principal de cette licence est d'encourager la collaboration pour l'amélioration des manuels utilisateurs des logiciels, un
sous-genre d'œuvre non romanesque où l'utilité de l'information
et la réciprocité sociale prennent le pas sur la reconnaissance de
« l'auteur unique ».
Malgré tout, Tim O'Reilly, l'homme dont la société a finalement décidé de publier le livre, n'a même pas tiqué sur la demande
de cette licence (en tout cas, pas d'après mon agent, Henning Guttman, chargé des négociations). Après avoir publié quelques livres
sous GNU FDL, O'Reilly s'y connaissait mieux que Richard et
moi-même sur la meilleure façon d'en assurer la commercialisation. Une fois de plus, un bon écrivain travaille rarement seul.
Nous étions en 2001-2002, alors que Wikipédia commençait
à voir le jour. Toutefois, nous étions encore dans la période qui
précédait sa soudaine apparition sur le Web, telle le volcan du Paricutín. D'après moi, ce projet en ligne a fait à ce jour la meilleure
démonstration de l'étonnante puissance de la GNU FDL. J'aimerais pouvoir dire que je partageais à l'époque la même vision que
le créateur de Wikipédia, Jimmy Wales, qui considérait la GNU
FDL comme un catalyseur de liberté de parole sur Internet. Mais
en vérité, comme de nombreux autres observateurs de l'époque, je
dédaignais Wikipédia, n'y voyant qu'un futur gigantesque fiasco.
Bien qu'ayant trouvé dans le modèle de publication wiki un étonnant prolongement technique de l'éthique « hacker », j'étais dubitatif quant à son extensibilité et sa cohérence, sans parler des
risques de plagiat et de diffamation. Tout ceci m'a finalement incité à me détourner du modèle de Wikipédia lors de la création
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