Une oasis de liberté
chanson (ces dernières décennies, certains sont même allés jusqu’à
écrire des mélodies). Parmi les filks classiques, on retrouvait « On
Top of Spaghetti », une révision de « On Top of Old Smokey », et
« Yoda » du maître du genre Al Yankovic, sa chanson reprenant
« Lola » des Kinks, revue à la sauce Guerre des Étoiles.
Stallman me demanda si je désirais l’entendre. Sitôt que j’eus
acquiescé, il entonna d’une voix étonnamment claire l’air de la
chanson « Blowin’ in the Wind » de Bob Dylan, avec ces paroles :
How much wood could a woodchuck chuck,
If a woodchuck could chuck wood ?
How many poles could a pollack lock,
If a pollack could lock poles ?
How many knees could a negro grow,
If a negro could grow knees ?
The answer, my dear,
Is stick it in your ear.
The answer is « stick it in your ear »
Combien de bois pourrait chucker une marmotte,
Si une marmotte pouvait chucker du bois ?
Combien de mâts pourrait bloquer un Polonais,
Si un Polonais pouvait bloquer des mâts ?
Combien d’genoux pourrait faire pousser un nègre,
Si un nègre pouvait faire pousser des g’noux ?
La réponse, très cher,
c’est mets-le toi dans l’oreille.
La réponse, c’est de se le mettre dans l’oreille… 17
17. Non sans gaieté, Richard Stallman donne quelques explications au lecteur francophone sur les paroles de ce filk : « Les trois premiers vers sont de
vieux jeux de mots, qui existaient avant ma naissance. L’humour vient de ce
qu’on réinterprète les mots woodchuck (marmotte), pollack et negro comme
des mots composés, un peu comme on le ferait avec ‘tourne-vice’. Mais tout le
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