Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée
« Je crois que ça [mon exclusion] m’a aidé, répondit-il en mâchant une boulette de pâte. Je n’ai jamais compris ce que la pression des pairs pouvait faire aux autres. Je pense que la raison est
que je me sentais tellement rejeté que pour moi, il n’y avait rien à
gagner à suivre les tendances. Il n’y aurait eu aucune différence.
Je serais demeuré tout aussi exclu, alors je n’ai rien suivi. »
Stallman parla de ses goûts musicaux comme exemple de ses
tendances anticonformistes. Adolescent, lorsque la plupart de ses
collègues de classe écoutaient du Motown et de l’acid rock, lui
préférait la musique classique. Le souvenir lui rappela un des rares
épisodes comiques de ses années en tant que collégien.
Après le passage des Beatles à l’émission Ed Sullivan Show en
1964, la plupart de ses camarades s’étaient précipités pour acheter les derniers singles et albums du groupe. À ce moment précis,
Stallman décida de boycotter les Fab Four : « J’appréciais quelques
chansons populaires pré-Beatles. Mais je n’aimais pas les Beatles.
Je détestais particulièrement la manière folle dont réagissaient les
gens à leur sujet. C’était à qui aurait le groupe qui les adulerait
le plus ! » Son boycott n’ayant prise sur personne, Stallman chercha d’autres moyens pour décrier l’esprit grégaire de ses pairs. Il
raconta avoir brièvement imaginé de créer une formation musicale dans le but de satiriser le groupe de Liverpool : « Je voulais
appeler ça ‘Tokyo Rose and the Japanese Beetles’. »
Connaissant sa prédilection pour la musique folklorique internationale, je lui demandai s’il avait une affinité similaire pour Bob
Dylan ou d’autres musiciens du début des années 1960. Stallman
hocha la tête. « J’aimais Peter, Paul et Mary, dit-il. Ça me rappelle
un grand filk. »
Lorsque je lui demandai une définition de « filk », Stallman
m’expliqua que le terme était originellement utilisé par les mordus de science-fiction pour désigner la parodie des paroles d’une
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« Je crois que ça [mon exclusion] m’a aidé, répondit-il en mâchant une boulette de pâte. Je n’ai jamais compris ce que la pression des pairs pouvait faire aux autres. Je pense que la raison est
que je me sentais tellement rejeté que pour moi, il n’y avait rien à
gagner à suivre les tendances. Il n’y aurait eu aucune différence.
Je serais demeuré tout aussi exclu, alors je n’ai rien suivi. »
Stallman parla de ses goûts musicaux comme exemple de ses
tendances anticonformistes. Adolescent, lorsque la plupart de ses
collègues de classe écoutaient du Motown et de l’acid rock, lui
préférait la musique classique. Le souvenir lui rappela un des rares
épisodes comiques de ses années en tant que collégien.
Après le passage des Beatles à l’émission Ed Sullivan Show en
1964, la plupart de ses camarades s’étaient précipités pour acheter les derniers singles et albums du groupe. À ce moment précis,
Stallman décida de boycotter les Fab Four : « J’appréciais quelques
chansons populaires pré-Beatles. Mais je n’aimais pas les Beatles.
Je détestais particulièrement la manière folle dont réagissaient les
gens à leur sujet. C’était à qui aurait le groupe qui les adulerait
le plus ! » Son boycott n’ayant prise sur personne, Stallman chercha d’autres moyens pour décrier l’esprit grégaire de ses pairs. Il
raconta avoir brièvement imaginé de créer une formation musicale dans le but de satiriser le groupe de Liverpool : « Je voulais
appeler ça ‘Tokyo Rose and the Japanese Beetles’. »
Connaissant sa prédilection pour la musique folklorique internationale, je lui demandai s’il avait une affinité similaire pour Bob
Dylan ou d’autres musiciens du début des années 1960. Stallman
hocha la tête. « J’aimais Peter, Paul et Mary, dit-il. Ça me rappelle
un grand filk. »
Lorsque je lui demandai une définition de « filk », Stallman
m’expliqua que le terme était originellement utilisé par les mordus de science-fiction pour désigner la parodie des paroles d’une
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